Glossaire
Dernière révision au 1/9/2026.
Le glossaire est tiré principalement des Bulletins (n°/page) et des Cahiers du Cercle (CC n°/page), ainsi que du Dictionnaire de l’Académie Française (DAF), des Archives départementales de la Dordogne (AD24) et de Wikipedia (WIKI).
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
ab intestat
107/31 – Locution de droit « sans qu’il ait été fait de testament », du latin ab intestatus.
abjuration
87/6 – Renoncement solennel à une religion considérée comme une erreur.
acapte (une)
92/5 – droit perçu essentiellement dans le Languedoc et le Sud Ouest. Il est dû au seigneur direct à l’occasion du décès du seigneur ou de son tenancier. Taxe au denier 10 soit 10% sur la valeur de la tenure.
acte de catholicité
31/45 – Ils servaient uniquement à prouver que certains sacrements avaient été administrés.
L’acte de baptême servait à montrer que l’on était chrétien et non pas que l’on était le fils d’un tel ; l’acte de mariage, que l’on était marié chrétiennement et non que l’on était marié, preuve qui était fournie par le contrat de mariage qui seul faisait foi en justice. Ce n’est qu’exceptionnellement que l’on demandait des extraits des actes de catholicité. Enfin, il est important de noter que pour toutes preuves de noblesse et de filiation on ne demandait jamais d’acte de catholicité, sauf l’extrait baptistaire de l’impétrant pour prouver sa religion.
admonition (une)
123/11 – Réprimande, avertissement généralement debout devant le tribunal des Anciens, suivi de l’engagement à ne plus commettre la faute reprochée (protestants).
affermage
152/32 – location d’un bien rural moyennant paiement d’un fermage (Paleo 1594).
afferme temporelle
135/31 – Location d’un bien rural pour une durée déterminée, moyennant le paiement d’un fermage.
agencement
34/134 – Donation faite pour obtenir les bonnes grâces de son conjoint.
L’agencement vient du bas latin « argentiare » = rendre gentil.
65/124 – Une veuve demande à son beau-père, de l’aider à nourrir ses quatre enfants, et le somme de lui payer aussi « pour son uscle et agencement « , une somme de quarante livres portée lors de son contrat de mariage. L’uscle et l’agencement sont les droits de survie qui lui sont dus par le décès de son mari. (pour mémoire , en occitan uscle est la brulure, usclar bruler).
AD24 – https://archives.dordogne.fr/lancien-regime-les-femmes-dans-lespace-prive – L’uscle autrement appelé agencement, ou encore gain, est une somme convenue à l’avance lors des contrats de mariage, que le survivant peut prendre sur la succession du premier décédé, avant tout autre héritier.
agnat
61/93 – Ensemble de la parenté par les hommes, donc ensemble des ascendants et descendants par ligne masculine patronymique.
aiguier
107/7 – Évier (occitan)
ains – ainz
106/33 – Mot d’ancien français correspondant ici à la conjonction « mais ». Aussi l’adverbe «plutôt» , «auparavant».
airal
108/32 – En occitan, espace vacant autour d’un bâtiment.
aisine
77/19 – Dépendance d’une maison.
108/32 – 151/10 – Petit espace donnant accès à une maison (diminutif du mot aise au sens primitif, espace vide).
ajoncs – ageons
83/9 – Servent à combler les trous des chemins (les carrières) et, une fois pourris, entrent dans la composition d’un fumier végétal qui serait, de nos jours, qualifié de biologique.
alambinier (métier)
CC11/7 – Bouilleur de cru, distillateur ambulant.
alleutier
voir franc-alleu
ancel (métier)
CC11/7 – Serviteur.
anier (métier)
CC11/7 – Argentier armurier (Périgueux XIVème).
annale
151/10 – terme de Loi. Qui ne dure qu’un an, ou qui n’est valable que pendant un an (DAF 1798).
anspessade
148/12 – Bas officier qui est au-dessous du caporal ; il y a quatre ou cinq anspessades par compagnie (Dictionnaire de Furetière).
appointé
151/21 – Ancien terme militaire signifiant un soldat qui avait la haute paye, ou qui conservait la paye, quoique dispensé du service.
apothicaire (métier)
CC11/7 – Pharmacien
araire
83/8 – Ouvre symétriquement la terre sans la retourner. Le soc triangulaire est appelé une reille ou reilhe par extension c’est l’araire lui-même.
arquebusier (métier)
CC11/7 – Armurier.
armoiries
25/12 – vient des boucliers qui, portés par les gens de guerre, leurs servaient d’armes défensives.
arrenter
35/162 – Trois consuls de Lalinde arrentent ou louent pour vingt ans en ce 29 janvier 1596 au premier consul, Jehan Macerouze, un « esperon » ou « bolvart », c’est à dire un ouvrage de défense appelé aussi bastion ou courtine pour y faire dresser un jardin. En contrepartie, il est tenu de faire hausser dans les six ans prochains, toute la muraille et la « ranpeyrolle » d’une demi-brasse, c’est à dire d’environ 80 centimètres.
DAF 1694 – Donner quelque maison ou pièce de terre, de vigne, à rente, en rente
asséeur (métier)
CC11/7 – Celui qui s’occupe de la répartition de la taille (assiette).
auberge
125/23 – On y accueille hommes et bêtes pour manger et dormir.
aubin
90/8 – mot d’ancien français (de la langue francique aliban « d’un autre ban » ), désignant toute personne étrangère :
– durant la féodalité, celle qui est née hors de la seigneurie ;
– à partir du Xlllème siècle, celle qui est née hors du royaume.
aubaine (droit d’)
90/8 – Droit en vertu duquel au Moyen Age, un seigneur haut justicier pouvait recueillir les biens qu’un étranger (à sa seigneurie) laissés sur celle-ci à son décès. À partir de l’ordonnance rendue en 1386, la succession d’un étranger (non naturalisé) décédé dans le royaume revenait au Roi ; dès le début du XVIIème, des exemptions professionnelles sont accordées aux étrangers, et les ressortissants relevant de traités conclus avec leur ville ou leur pays n’y sont plus assujettis, moyennant le règlement d’un droit de détraction (5% sur la valeur des biens). Le droit d’aubaine a été aboli par l’Assemblée Constituante le 6 août 1790.
aucun
150/32 – Adjectif qui avait jadis une valeur positive, dans le sens de quelque.
aune
114/24 – Mesure ancienne équivalant à 1,188 mètre instaurée par l’édit royal de François Ier pour tenter d’harmoniser les mesures de longueur, mais qui prit selon les lieux diverses valeurs.
L’unité de mesure varie d’une juridiction à l’autre. Les marchands de Saint-Aulaye utilisent la mesure d’Angoulême.
auquier (métier)
CC11/7 – Gardien d’oie.
avocat en parlement – avocat du roi
96/16 – Chargé de suppléer le procureur du roi par ses conseils juridiques (conseiller du roi).
avoyer – avoier
CC16/45 – Se mettre à l’œuvre.
bacade
107/7 – L’alimentation des animaux cuit dans le peyrol. Soupe à base de pommes de terre et de raves, betteraves ou topinambours destinée aux cochons.
baillarge – bailharge
83/9 – Espèce d’orge d’hiver.
107/7 – Orge de printemps
141/24 – Variété d’orge. Ce nom viendrait selon les uns de ce que ces variétés baillent (donnent) beaucoup, selon d’autres, de ce qu’à l’époque de la féodalité, le froment était réservé au maître et il ne restait au teneur de bail, que l’orge pour faire son pain.
balestier – baleyier (métier)
CC11/7 – Arbalétrier , fabriquant d’arbalètes.
baliveau
151/6 – Arbre réservé dans la coupe des bois taillis, pour le laisser croître comme les arbres de haute futaie.
banalité
92/4 – Monopole seigneurial sur la mouture des grains, la cuisson du pain, le pressurage des raisins. En contrepartie le seigneur est obligé de tenir les installations en bon état ainsi que les chemins qui y conduisent.
banier (métier)
CC11/7 – Crieur public.
bans
139/11 – Les proclamations ou bans sont les notifications publiques d’un futur mariage canonique. Elles sont réalisées durant l’office religieux par les curés de toutes les paroisses dans lesquelles les futurs mariés ont résidé depuis leur puberté. Le mariage devait être proclamé publiquement trois fois durant trois dimanches ou jours fériés consécutifs lors de la messe dans l’église paroissiale.
Le fait de publier les bans de mariage remonte aux conciles de Latran (1215) et de Trente (1563). Ces conciles ont obligé les familles à publier les bans pendant les trois semaines précédant la cérémonie pour lutter contre les unions illicites.
baptême sous Condition
87/6 – Dans toutes les églises chrétiennes on ne doit pas baptiser deux fois une personne. Dans l’Eglise romaine, on baptise sous condition quand il y a un doute sur la validité d’un précédent baptême : a t il eu vraiment lieu ? a t il été prononcé au nom du Père du Fils et du Saint-Esprit? avec une juste intention?. Une des plus anciennes mentions de cette pratique est une lettre papale de la fm du VIIIc siècle.
basilicon
138/3 – Onguent suppuratif à base de résine, de poix, de cire d’abeille et d’huile d’olive
basin
114/24 – Sorte de futaine fine et à poil, étoffe croisée dont la chaîne est de fil et la trame de coton.
bastier (métier)
CC11/7 – Fabriquant de bâts.
batiste
114/24 – Toile de lin très fine et très serrée.
bayle – beyle – bailli (métier)
CC11/7 – Intendant.
bétoine
138/3 – L’Épiaire officinale, Bétoine officinale ou simplement Bétoine (Stachys officinalis) est une plante herbacée vivace de la famille des Lamiacées. Son intérêt médicinal était connu dans l’Antiquité. Elle était utilisée sous forme de décoction pour un usage interne ou sous forme de compresses ou de bain pour traiter les affections respiratoires, gastrointestinales, nerveuses, et pour les problèmes gynécologiques ou de peau.
bief
96/4 – A un double rôle : amener l’eau au-dessus de la roue en créant une chute d’eau et faire office de réservoir. Au niveau de la roue il se termine par une vanne qui actionnée de l’intérieur laisse passer l’eau ou non selon que l’on veut faire tourner la roue ou pas.
biens propres
107/31 – En droit «biens restants la propriété personnelle d’un conjoint dans une union matrimoniale».
bisoir – bisouart (métier)
CC11/7 – Commissionnaire, colporteur (1656).
bladier (métier)
CC11/7 – Marchand de blé.
bladier (moulin)
96/5 – Moulin à « bled », à céréales.
blanc de plomb – blanc de céruse
138/3 – C’est du plomb dissous avec du vinaigre.
blanchier – blanquier – blanconnier (métier)
CC11/7 – Tanneur de peau de mouton.
blanc rhasis
138/3 – Onguent pour la brûlure.
blason
25/12 – Ces fanfares et ces sons de trompettes, qui déclaraient la noblesse d’un gentilhomme donnèrent en même temps à l’Art héraldique le nom de blason de blasen qui en allemand signifie sonner, publier, annoncer au son de trompe.
blatier (métier)
CC11/7 – Grainetier.
blé froment
83/9 – Donne la farine blanche
blé noir
141/24 – Sarrasin
bled d’Espagne
141/24 – Maïs
bledespaigne
83/9 – Maïs ainsi appelé parce qu’il est arrivé d’Amérique en Europe en passant par l’Espagne, on le nomme aussi blé de Turquie.
blutoir
107/7 – Meuble contenant plusieurs bluteaux, tamis qui séparent la farine du son.
bocqueur , bocardeur, broyeur, casseur de minerai, chaideur (métier)
10/5 – il s’agit d’un ouvrier professionnel préposé au concassage des gros blocs de minerai de fer avec un bocard, un broyeur à pilons ou à cylindres. Ne pas confondre avec le bocardier, ouvrier de 1a Lorraine du Nord travaillant au bocard à scories (Pierre CHEVRIER).
boiradis – bouyradix
26/36 – quatre linceuls de boiradis , c’est à dire quatre draps épais faits d’un tissage métis de toile fine (brin) et de toile plus grossière (étoupe ).
67/48 – Les linceulx (draps) de bouyradix, pour « boiradis ».
107/7 – Toile de fils de lin et de chanvre mélangés.
boisseau
107/7 – Mesure de volume pour les grains valant environ 12,51itres.
152/32 – ancienne mesure pour le grain qui valait localement 28,9 litres (Paleo 1594).
bordier (métier)
CC11/7 – Exploitant d’un borderage, c’est-à-dire d’une petite métairie.
bornier (métier)
CC11/7 – Arpenteur.
borsier (métier)
CC11/7 – Fabriquant de bourses (borsyera).
Bouade (impot)
17/15 – impôt perçu sur chaque paire de bœufs labourant dans le ressort du lieu (en l535 , à St-Antonin ), référence A 207 , arrêt relatif au paiement de cet impôt.
boudinier (métier)
CC11/7 – Fabriquant de boudins.
bouilleur (métier)
CC11/7 – Bouilleur de cru, distillateur ambulant, alambinier.
bougran
114/24 – Toile grossière canevas empesé et gommé qu’on mettait dans le corps des vêtements afin qu’ils se maintiennent et gardent leur forme.
bourgeois
105/21 – XVIIIème , le terme a alors une acceptation juridique qui définit le bourgeois comme membre d’une communauté privilégiée. Le bourgeois de Périgueux est exempt de taille, échappe à la justice seigneuriale et ne peut être jugé que par ses pairs.
135/16 – Au Moyen Âge et dans l’Ancien Régime, un bourgeois est un habitant d’un bourg, d’une ville, y jouissant des droits civils et politiques. Être bourgeois est un état octroyé moyennant finance à une personne qui veut obtenir cet état. Pour cela, elle doit suivre les dispositions de l’ordonnance de Philippe le Bel de la Pentecôte 1287 pour obtenir sa lettre de bourgeoisie. Cette personne devait aller voir le prévôt ou son lieutenant ou le maire du lieu dont elle requérait d’être bourgeois et demander à cet officier d’administration : «Sire, je vous requière la bourgeoisie de cette ville et suis appareillé de faire ce que je dois.» À partir de là, toute une procédure était à suivre pour obtenir cet état. Les conditions étaient strictes, il fallait être catholique, être présenté par un bourgeois qui se portait caution morale et financière, faire une aumône à l’hôpital de la ville et payer les fais d’enregistrement
boussier (métier)
CC11/7 – Fabriquant de bossas (corbeille à grain de paille tressée).
boycellier (métier)
CC11/7 – Fabriquant de boisseaux.
boyer – bouyer – bouhier – bouvier (métier)
CC11/7 – Conducteur de bœufs de labour.
boyge
31/43 – signifie en langue d’oc : « terre inculte », là où poussent fougères, ajoncs, genêts et bruyères. On dit aussi bouygue.
branche
61/93 – Fragment d’une filiation générale issue d’une même souche. Au pluriel : ensemble des familles issues d’une même souche ; il y a autant de branches dans une famille qu’il y a de personnes ayant une postérité mâle.
brande
83/9 – Les taillis de bruyère donnent la litière pour les bêtes et la couverture des toits des bâtiments d’exploitation.
brasilier – bresilieur (métier)
CC11/7 – Teinturier (de Brésil: colorant rouge).
brassier (métier)
CC11/7 – Manœuvre (loue ses bras).
bretaudeau (métier)
CC11/7 – Celui qui prenait les oiseaux au piège.
brevet de la taille (impôts)
93/10 – Le Roi fixe chaque année en son conseil le « brevet de la taille » c’est à dire le montant global réparti ensuite entre les généralités. Dans les pays d’état (Alsace, Artois, Béarn, Bretagne, Flandres, Franche-Comté, Languedoc, Lorraine, Provence, Roussillon) la taille est dite réelle en fonction des biens possédés, surtout fonciers. Elle est donc calculée à partir des terriers. Dans les pays d’élection dont fait partie le Périgord la taille est personnelle en fonction des revenus et son calcul est plus arbitraire.
brier – bries – brioir
107/7 – Après rouissage et séchage les tiges de lin ou du chanvre étaient brisées, passées au brioir (brie, brisoir) pour en détacher la fibre.
brin
107/7 – Le chanvre le plus long est le meilleur qu’on tire de la tige principale. Quand le fil a été affiné et peigné, les filaments qui restent dans la main du peigneur. Les filaments plus courts donnent le second brin. Le reste est l’étoupe.
buandier
107/7 – Celui qui faisait la lessive ou grande cuve servant à faire la lessive (à rapprocher de buanderie).
bugadière (métier)
CC11/7 – Buandière , blanchisseuse.
buyer – burger
107/7 – Broyer du chanvre.
cabaret
125/23 – On y sert le vin à l’assiette (avec un plat).
cadastre
93/8 – Le Périgourdin BERTIN, contrôleur des finances de 1759 à 1763, a à faire face aux conséquences désastreuses de la guerre de Sept Ans. L’idée lui vient de la confection d’un cadastre pour une plus juste assiette de l’impôt. Le Parlement de Paris n’enregistre l’édit qu’en spécifiant que le cadastre respecterait l’immunité fiscale des biens nobles. Pour désarmer les parlements, Louis XV sacrifie Bertin gui perd le contrôle général mais reste secrétaire d’Etat. Un département spécial est constitué pour lui avec les manufactures royales (dont celle de Sèvres), les haras et le bureau d’agriculture.
cadis – cady
114/24 – Toile épaisse de laine bon marché non peignée (mot d’origine provençale).
calemande – calmande
107/7 – étoffe épaisse de laine lustrée d’un côté ce qui lui donne un aspect satiné.
114/24 – Étoffe de laine lustrée.
calmand – caimant (métier)
CC11/7 – Mendiant, quémandeur.
calvinistes
87/6 – Chrétiens qui suivent l’enseignement de Jean Calvin, auteur de L’institution chrétienne (1536)
réfugié en Suisse.
camelot
114/24 – Étoffe fine et lisse non croisée de poil de chèvre ou de laine devenue ensuite étoffe de soie.
campanier – campanaïre (métier)
CC11/7 – Sonneur de cloches.
canolliers – canolles – cornudelas – cornuelles
89/9 – Marchands de gâteaux. Eugène Le Roy cite les tortillons que les pères de famille les plus aisés rapportaient de la foire à leur progéniture. Les anciens se souviennent des canolles, cornudelas, cornuelles, gâteaux en trois pointes, avec un trou au milieu pour les enfiler sur le bâton qui servait à les transporter. En pâte briochée, pâte levée, pâte brisée, ces gâteaux censés représenter la Sainte Trinité sont la pâtisserie traditionnelle des Rameaux et de Pâques.
capitation (impôts)
93/8 – Impôt créée en 1695 à l’occasion de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, est supprimée en 1697 puis restaurée en 1701, pour la guerre de succession d’Espagne. Elle devait en principe se prélever sur tous les sujets du Roi Soleil, les contribuables étant répartis en vingt-deux classes, payant chacune une certaine somme proportionnée aux revenus : A partir de 1701, chaque généralité fournit un montant à répartir fixé par l’intendant. La capitation est augmentée en 1705, sous Louis XIV, puis en 1747, sous Louis XV, à la fin de la guerre de succession d’Autriche. Elle est même doublée en 1760 (pour ceux qui ne sont pas soumis à la taille). En sont exemptés les pauvres qui paient moins de 40 sols de taille et le clergé qui rachète sa contribution. La noblesse se débrouille pour obtenir des dérogations. A la fin de l’Ancien Régime, la capitation, est devenue, elle aussi, un supplément de taille.
148/31 – Taxe d’origine féodale (levée par individu), qui est devenu en 1695 un impôt général direct pour les guerres jusqu’à la Révolution ; mot issu du bas latin « capilatio » (impôt par tête).
carrassonnier (métier), carassonnes
14/18 – carassonnes : piquets de vigne
CC11/7 – carrassonnier : bûcheron qui prépare le bois pour faire des piquets de vigne (châtaignier et acacia).
cartier (métier)
CC11/7 – Fabriquant de cartes à jouer.
cartonnée (mesure de surface)
28/92 – une cartonnée était une parcelle qui pouvait être ensemencée avec un carton de blé ou le quart d’un sac de 80 kg. En Périgord, cela équivalait à 17 ares. La terre donnée mesure donc ici 51 ares.
31/54 – La cartonnée valait environ 17 ares. C’était une parcelle de terre qui pouvait être ensemencée avec un carton de blé, soit 20 kg. Mesure qui peut varier d’un canton à l’autre.
casse
138/3 – Pulpe de la gousse de cassier (arbuste d’Amérique tropicale) à vertu purgative.
cassier (métier)
CC11/7 – Poilier (Fabricant de poêles).
cassonade
138/3 – Sucre qu’on vend en poudre ou en gros morceaux qui n’a pas eu sa dernière préparation par laquelle on le durcit et met en pain.
casuel
91/16 – Ensemble des redevances que les curés perçoivent sur les actes de leur ministère (baptêmes, mariages, sépultures, messes diverses.)
Au XVIIe siècle, le curé de Couze note avec satisfaction que les honneurs funèbres ont été honorablement faites et payées par la parenté.
Après la révocation de l’édit de Nantes, en 1685, l’acte de baptême est regardé comme un certificat de loyauté envers le roi, c’est une pièce d’identité dont il est difficile de se passer pour circuler, pour se marier ou pour être enterré. Dans une société où les enfants arrivent tous les dix-huit mois et meurent tous les deux ou trois ans ces redevances versées aux baptêmes et aux sépultures finissent par peser lourd.
Plusieurs cahiers réclament la suppression pure et simple du casuel.
catholicum simple – catholicum simplex
138/4 – Remède de la famille des électuaires. Il venait après la thériaque et le diascordium au troisième rang de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle.
Il était composé selon le Dictionnaire des drogues de Meuve (1689) : polypode, semences [graines] de fenouil, pulpe de casse [pulpe des fruits du canéficier (cassia fistula, L.), dont les gousses viennent particulièrement des Antilles], pulpe de tamarin, séné, semences ou fleurs de violette, anis vert, les 4 semences froides (concombre, melon, citrouille et courge), réglisse, sucre candy, rhubarbe. Il est purgatif et astringent comme le catholicum fin dit catholicum pro-ore (davantage de sucre et rhubarbe la meilleure possible), ou comme le catholicum pro-clysteribus (sans rhubarbe).
cavaillon
83/9 – bande de terre située sous le rang de vigne et particulièrement autour de la souche où elle fait butte. On la creuse au printemps en décavaillonnant pour aérer les souches, mettre le fumier, détruire les parasites et les mauvaises herbes.
celer
107/31 – Soustraire ou dissimuler des choses.
celérier – cellérier – celarié (métier)
CC11/7 – religieux préposé au cellier.
celier – selier (métier)
CC11/7 – Fabriquant de selles.
cens
119/14 – Rente seigneuriale et foncière dont un héritage est chargé envers le seigneur de fief dont il dépend ; le cens est imprescriptible et non rachetable. Il emporte droits de lods et vente (droit en argent dû au seigneur en cas de vente), de saisine (notification d’un contrat d’acquisition d’un héritage au seigneur dont il relève et paiement d’un droit) et amende en cas de vente (dictionnaire de Furetière 1690).
centième (impôts)
93/8 – Impôt établi en 1703, est perçu à partir de 1706 sur les mutations immobilières jusqu’en 1763, au taux de 1%.
certiorer
114/33
cestier
135/31 Voir setier.
chabrier – chabreyrou (métier)
CC11/7 – Chevrier.
cham(p) froids
83/9 – Terres humides souvent marécageuses appelées dans d’autres régions les bas-champs.
chambre
107/7 – Terme employé au sens de pièce ; on rencontre souvent l’expression chambre de maison. Le terme pièce servant jusqu’au XVIIIème s pour désigner un morceau de terre. Dans les inventaires du XIXème « pièce » prend son sens actuel.
Chambre de l’Édit
118/28 – Chambre mi-parties de certains parlements, composée en nombre égal de magistrats catholiques et de magistrats protestants, créée par l’édit de Nantes du 30 avril 1 598 et supprimée pour le parlement de Bordeaux par l’édit de juillet 1679.
chanoyeur (métier)
17/9 – celui qui chanoie, qui transporte par chaniot ou chanettes.
chapitre
128/31 – Communauté de chanoines d’une cathédrale, d’une église collégiale.
chapuis (métier)
CC11/7 – Menuisier.
chapuzet (métier)
CC11/7 – Menuisier, charpentier (de chapusar : équarrir, tailler grossièrement le bois).
charge
152/32 – ancienne mesure qui valait pour le grain 170 litres (Paleo 1594).
châtellenies
96/15 – Les plus petites circonscriptions judiciaires royales jugent depuis le XVIème les causes non dévolues à la sénéchaussée en première instance et en appel celles portées devant les justices seigneuriales.
chaufournier – chaunier (métier)
CC11/7 – Fabriquant de chaux.
chaumier (métier)
CC11/7 – Couvreur en chaume.
chaussier – chaunier (métier)
CC11/8 – Fabriquant de chausses.
chènevière
108/32 – Champ où croît le chanvre (plante textile).
chènevis
83/9 – Graine du chanvre, plante textile dont la culture est indispensable pour confectionner le linge, les vêtements et les cordes ; cette graine sert aussi aux plus pauvres à fabriquer l’huile d’éclairage.
chetel
151/6 – Variante de l’ancien français chatel : Bien, patrimoine, possession.
151/6 – Cheptel (prononcer chetel) Terme de Jurisprudence. Bail de bestiaux, ou contrat par lequel l’une des parties donne à l’autre des bestiaux pour les garder, les nourrir et les soigner, sous les conditions convenues entre elles. Il se dit aussi des bestiaux mêmes donnés à cheptel.
chevaucheur
118/28 – Messager royal qui portait les plis à cheval.
chopine
107/7 – Mesure de capacité valant environ un demi-litre. Une bouteille de cette capacité.
cinquantième (impôts)
93/8 – Impôt qui ne dura que trois ans, de 1 725 à 1 728, perçu sur les rentes, produits de la terre, maisons, offices et biens-fonds taxés à 2%.
cisterne – siterne
82/12 – Enfant cisterne : nouveau-né enterré entre deux tuiles de faîtage formant boite appelée cisternas ou cisterne.
claud
135/31 – Désigne un espace de terrain entouré, forme fréquente en Périgord de l’enclos, issu du latin claudere (fermer).
clavetier (métier)
CC11/8 – Fabriquant ou marchand de clous.
clavier (métier)
CC11/8 – Porte clefs (monastère).
clerc
31/54 – équivalent de « lettré ». Cette personne qui savait lire et écrire était souvent sollicitée lors des grands événements familiaux (naissance, mariage ou décès), car elle savait signer.
36/192 – pouvait signifier lettré ou savant. Mais cet emploi avait souvent une connotation péjorative. Par contre dès le XVIIe clerc pouvait désigner l’assistant d’un homme de loi, d’un notaire, voire le commis d’un marchand. – Littré cite Mathieu de Coucy, dans son Histoire de Charles VII, 1661 : « Il avoit plusieurs clercs et facteurs sous luy, qui se mesloient des dites marchandises ».
clostrier (métier)
CC11/8 – Cloutier.
coada (la)
107/2C – La coada (couade) en fer blanc ou en bois, godet pour prendre l’eau dans un seau.
codicille
153/31 – Disposition par escrit par laquelle un testateur adjouste ou change quelque chose à son testament (DAF 1694)
cognat
61/93 – Ensemble de la parenté par les femmes.
collatéral
61/93 – Parent issu d’un ascendant commun, mais par une autre branche, donc hors de la ligne de parenté directe ; un cousin est un collatéral.
collecte (impôts)
89/10 – La paroisse est une unité fiscale, la collecte, pour la perception des impôts royaux
collecteur (impôts)
89/10 – Les collecteurs déterminent la part de chaque foyer proportionnellement aux revenus, ce qui ne leur garantit pas forcément une grande popularité. En outre, ils sont responsables du montant versé quand les collecteurs du Roi viennent chercher les deniers royaux, courant ainsi le risque d’en être de leur bourse. Ils doivent donc être solvables. Voir syndic collecteur.
93/10 – Après l’estimation empirique de la capacité des futurs « cotisés » à contribuer, les collecteurs peuvent commencer le ramassage qui dure au moins une année. Le produit de la collecte est remis aux receveurs des tailles. L’argent est finalement acheminé au Bureau de Finances sous bonne escorte. Les receveurs sont assistés dans leur tâche par une armada de commis et d’huissiers aux manières jugées arrogantes et brutales. Ces subalternes sont les principales victimes de la colère des taillables quand éclatent les « émotions populaires » beaucoup plus violentes que les « manifs » contemporaines.
CC11/8 – chargé de recouvrer la taille, on dit aussi recepveur.
colon – colonage – colon partiaire (métier)
28/97-1 – cultivateur d’une terre dont le loyer est payé en nature (sources : Petit Larousse, Petit Robert, Littré, etc.). Gabriel Delage, président de 1’association généalogique de la Charente, consacre de nombreuses pages aux colons dans son ouvrage « laboureurs d’Angoumois », librairie Bruno Sépulchre, Paris VI, 1988. Il précise, entre autres, que le bai1 à colonage était aussi appelé « bail de métairie », « contrat de métayage », « bail à moitié fruits » ou plus simplement « colonage ».
Avant la Révolution de 1789, le bail était signé pour plusieurs années, généralement 5 ans, rarement 3, 7, ou 9 ans. Après 1789, il n’est plus signé que pour un an, mais est renouvelable par tacite reconduction. La date de renouvellement des baux varie d’une région à l’autre. En Dordogne elle était souvent fixée au 8 septembre.
28/97-2 – Le colonage est 1’exploitation par le colon partiaire. Le bail à colonage un contrat par lequel le propriétaire d’un héritage rural, le remet à son preneur, pour un temps défini. Si les fruits se partagent par moitié, le colon prend le nom de métayer.
CC11/8 – métayer (Poitou Périgord, Limousin, Berry).
commandat
150/32 – Commandement (ancien français).
commende
DAF 1694 – Concession faite par le Pape à un séculier, pour tenir un Bénéfice régulier, & en recevoir les fruits sa vie durant.
34/126 – bénédictins de Saint Maur (voir le texte, le mot n’est pas expliqué).
commestier (métier)
CC11/8 – Marchand de comestibles.
communautés de métiers
129/29 – Les communautés de métiers trouvent leur origine dans l’ordonnance d’Henri IV d’avril 1597, qui en renouvelant celle d’Henri III de décembre 1581 (visant entre autres l’interdiction du travail libre), prévoit, malgré l’hostilité acharnée des corporations, la création de maîtrises concurrentes de même hiérarchie pour tous les métiers non encore pourvus.
La principale évolution est introduite durant le règne de Louis XIV, par Colbert, qui dans le but de simplifier et d’uniformiser le commerce, charge le négociant parisien Savary, d’élaborer le texte de l’édit du 13 mars 1673 (dit indifféremment code marchand ou code Savary), imposant, après consultation des communautés existantes et des autorités compétentes, la généralisation dans les villes des communautés de métiers, ces derniers devenant des « métiers réglés » au statut officiel échappant au régime corporatif ; la création d’une maîtrise de métier était conférée sous la forme de lettres de maîtrise concédées fiscalement par le pouvoir royal, suivies du serment à prêter par le postulant devant la municipalité du lieu de son installation, qui lui dressait un procès-verbal de réception ; exemples en la ville de Périgueux, ancienne série HH 12 (cote AD24 : E DEP 5114).
compagnon (métier)
CC11/8 – chez les artisans, statut intermédiaire entre apprenti et maitre.
compère – commère
61/93 – Parrain, marraine et leurs liens issus du parrainage. Compère et commère ne pouvaient pas se marier ensemble.
compéter
42/22 – appartenir.
concile
87/6 – Assemblée d’évêques et de théologiens catholiques qui règle les questions de doctrine ou de discipline ecclésiastique.
conduchier – conduché (métier)
CC11/8 – Hôtelier.
conseiller du roi (métier)
CC11/8 – Fonctionnaire pourvu d’un office (ancien régime).
conserve
138/4 – Les médecins sous le nom de conserves comprennent toutes sortes de confitures de fleurs, de fruits, semences, racines, écorces et feuilles, soit liquides, soit sèches, faites avec du sucre ou du miel, pour conserver longuement la vertu des simples.
consistoire
87/6 – Assemblée de ministres du culte et de laïques élus pour diriger les affaires de la communauté religieuse protestante.
123/11 – Assemblée de ministres du culte et de laïques élus (les anciens) pour diriger les affaires de la communauté protestante.
conste
151/10 – du verbe conster : Être évident, être certain. Il ne s’emploie guère qu’au palais, où l’on dit : Il conste de cela. Il conste par tel acte que… (DAF 1835).
consuls
87/4 – L’ordre s’adresse également aux consuls de Sarlat. Dans les villes de la France méridionale, dotées de franchises et de statuts, les consuls sont les élus du corps de ville (les capitouls à Toulouse, les jurats à Bordeaux).
CC11/8 – Officier municipal, membre du consulat.
contre réforme
87/6 – Réaction de l’Église catholique pour regagner à partir des décisions du concile de Trente, le terrain concéder au protestantisme et approfondir la religion de ses fidèles.
coquassier – cocassier (métier)
CC11/8 – Marchand d’œufs.
cordeanier (métier)
CC11/8 – Marchand de cuirs.
cornette
114/24 – Coiffe dont le fond s’allongeait en corne au XVIIIème, coiffe portée par les femmes de toutes les provinces. Sous Louis XV les élégantes l’adoptent comme bonnet d’intérieur ou de coiffe de nuit. Fait de batiste et de dentelle (Laver la cornette à une femme : lui faire des reproches).
corporations
129/29 – Les corporations apparaissent au XIème siècle, mentionnées dans les chroniques du Moyen Age, organisées en corps de métiers d’artisans ou de commerçants, pourvus du privilège exclusif de leur profession et de règlements fermés pour une hiérarchie d’apprentis, de compagnons et de maîtres ; leurs métiers étant couramment appelés « métiers jurés », terme lié au serment « jurement » imposé à leurs membres.
Ces corporations dites « maîtrises jurées » dirigées dans chacune d’elles, par un juré d’où leur nom, en se développant dans les villes marchandes, se sont vues reprocher à la fois, l’augmentation du prix des produits finis, attribuée aux abus financiers constatés en leur sein et, la rigidité de leurs règlements freinant la croissance économique ; ces reproches serviront de prétexte au pouvoir royal successif, en manque d’argent frais pour les guerres, à la pression fiscale sur les corporations et à la création des communautés de métiers concurrentes.
corroyer – corroyeur (métier)
CC11/8 – Prépare le cuir.
corvée royale
87/4 – Pour la démolition du fort de La Roque-Saint-Christophe fin XVIème, il est fait appel à la corvée royale. Considérée comme un accessoire de la taille, la corvée concerne tout « manant » taillable en âge de travailler d’où l’expression taillable et corvéable à merci. Les corvéables doivent venir avec leurs outils et leurs attelages pour un temps souvent indéterminé.
costurier – codurier (métier)
CC11/8 – Couturier.
couade
Voir coada
coudrier (métier)
CC11/8 – Fabriquant de cercle de barrique en châtaigner (codre).
coundre (métier)
CC11/8 – Pareur de drap.
couladou – pissadou
107/7 – bonde équipant le grand chaudron tripode en fonte appelé peyrol ou peira ou pairo, servant à cuire l’alimentation des animaux (la bacade) ou à chauffer de grandes quantités d’eau.
couradou
117/20 – galerie où était suspendu les quartier de viande.
Galerie extérieure en étage.
cousins frèreux
87/21 – Enfants des oncles et tantes paternels et maternels. Cousins germains actuels.
cousins remués de germains
87/21 – Les enfants et parfois petits-enfants des cousins germains. Cette expression s’entend encore comme celle « être cousins à plein panier ou à trente-six paniers » pour désigner une parenté éloignée et répétée
coutaux – coutal (occitan) (métier)
CC11/8 – Voiturier.
couturier (métier)
CC11/8 – Paysan exploitant une couture (terre cultivée).
crochet à peser
107/7 – Balance romaine. L’objet à peser est suspendu au crochet de la balance tenue par un anneau, Elle est constituée d’un levier à bras inégaux. Le poids de l’objet à peser est équilibré par un contrepoids coulissant qui permet de le mesurer. Romaine vient de l’arabe « al-rummanah » la grenade, forme originelle de ce poids coulissant.
crubelier – cruvelier – grellier (métier)
CC11/8 – Fabriquant de crubels (tamis).
cubelier (métier)
CC11/8 – Fabriquant de cuves.
culte du désert
87/6 – Assemblées clandestines des protestants pendant la période de la Révocation. Le nom est en référence aux lieux isolés où il faut se cacher mais aussi au récit biblique de l’épreuve du peuple hébreu qui a dû traverser le désert du Sinaï après sa sortie d’Egypte avant d’entrer dans la Terre Promise.
cuoc – coq (métier)
CC11/8 – Cuisinier.
curage
83/9 – N’est pas uniquement le nettoyage des fossés. Le terme est aussi employé pour désigner l’élagage des arbres qui a lieu environ tous les cinq ans, à la hachette. Les branches sont retaillées à la serpe pour faire les fagots.
dailheur – dardier (métier)
CC11/8 – Fabriquant de faux, de l’occitan dailhe ou dard.
dame
92/6 – Titre donné aux épouses et filles des nobles seigneurs. La loi salique n’existe que pour la succession au trône de France. Dans le droit féodal la fille aînée peut hériter et transmettre le fief familial, il n’est donc pas rare de rencontrer de « très hautes et puissantes dames seigneuresses ». Le titre est attribué aux veuves « tutrices et mères charitables » agissant pour un héritier mineur.
«Dame » suit l’évolution de « sieur » pour désigner toute comparante dans les actes notariés.
damoiselle
92/7 – Voir demoiselle
décimateur
91/8 – Prêtre, desservant l’église paroissiale, et à qui revenait le tiers de la dime.
CC11/8 – Personne levant la dîme et les impôts de l’église.
décimes (impôts)
91/13 – Le principe de l’immunité fiscale des biens d’Église prévoyait des exceptions lorsque l’intérêt de la religion était en jeu. Le clergé du royaume de France acceptait de verser au roi des redevances : les décimes et le don gratuit. Ils étaient à l’origine destinés à aider le roi dans sa lutte contre le Turc ennemi de la Chrétienté, puis contre les hérétiques qui contestaient dogmes et enseignement de l’Église de Rome. Louis XIII et Richelieu n’eurent aucun scrupule à se servir de cette source pour financer leur lutte contre les Habsbourg d’Espagne et d’Autriche. Par la suite, l’Église fournit au roi les sommes réclamées sans demander de comptes sur leur emploi.
Le mot décime vient de la levée égale au dixième des biens ecclésiastiques, décrétée par Philipe Auguste pour chasser Saladin de Jérusalem.
décimes extraordinaires (impôts)
91/13 – en attente
décimes ordinaires (impôts)
91/13 – en attente
déguerpissement
92/10 – En droit féodal, rupture d’hommage, abandon d’un fief ou d’un héritage quelconque par un propriétaire jugeant trop onéreuse les charges qui lui sont attachées. La propriété en fait alors retour au seigneur.
demoiselle – damoiselle
92/7 – Serait d’origine demzelle en vieux celtique: D’abord donné aux filles non mariées de la noblesse, le titre est rendu célèbre par la Grande Mademoiselle, cousine germaine de Louis XIV. Puis l’usage l’étend aux filles et aux épouses des sieurs.
Au XIXème la politesse bourgeoise le réserve aux « jeunes filles de la bonne société ». Les filles de cuisine ou de chambre parlent avec respect de la demoiselle de la maison.
dépensier (métier)
CC11/8 – Administrateur contrôlant les dépenses.
desains
150/32 – orthographe erronée du nom dessein
déserteur
99/12 – Le conscrit incorporé et même formé pour devenir soldat qui décide de quitter sa formation sans autorisation devient un déserteur après un certain délai qui fait suite à une absence illégale. Cet abandon de poste constitue un crime en temps de guerre.
152/17 – ceux qui ont répondu à l’appel lors de la revue de recrutement mais disparaissent par la suite. Réfractaires et déserteurs sont soumis à peu près au même régime répressif fixé par la loi du 17 ventôse an VIII. Le décret du 25 mars 1810 amnistie conditionnellement les réfractaires jusqu’à la classe 1810 comprise.
diachylon – diachylum – diaculum
138/4 – Était à l’origine une sorte de médicament composé des jus de plusieurs plantes, mais maintenant le nom du plomb-plâtre, du plombi d’emplastrum, un plâtre en oxyde de plomb bouilli avec de l’huile d’olive et de l’eau. Il est appliqué sur un tissu de lin et sert d’enduit adhésif lorsqu’il est chauffé. Historiquement, plusieurs types différents de diachylons ont été décrits. Blanc ou simple, le diachylon est composé d’huile commune, de litharge d’or et d’adhésifs tirés de la racine des Althaea, des graines de lin et de fenugrec. Le diachylon appelé direatum a pour base le diachylon blanc commun, mais avec chaque livre, on mélange une once de poudre d’iris; ce plâtre digère, incite et mûrit avec plus de force que le diachylon simple. Il y a aussi le grand diachylon, ou diachylon magnum, composé de litharge d’or, d’huiles d’iris, de camomille et d’aneth, de térébenthine, de résine de pin, de cire jaune et d’adhésifs dérivés du lin, du fenugrec, des figues nouvelles, des raisins secs de Damas, icthyocolla (colle de poisson), jus d’iris, scille officinale et hysope officinale.
diapalma
138/4 – Emplâtre siccatif qui doit son nom au bois de palmier dont est fait la spatule utilisée pour brasser le mélange qui bout, mélange comprenant huile commune, saindoux et litharge d’or ou bien huile de palme, litharge et sulfate de zinc.
diffiniteur (métier)
CC11/8 – Il traite des questions disciplinaires et administratives, surtout ecclésiastiques, mais aussi civiles.
dîme (impôts)
37/219 – La dîme était avant la Révolution un impôt en nature payé par les habitants d’une paroisse rurale à leur décimateur et s’élevait d’ordinaire au dixième de certaines récoltes, ainsi que l’indique son nom dérivé du latin decima , féminin de decimus , dixième. C’était la partie la plus importante des revenus ecclésiastiques. Si la noblesse payait la dîme à un taux moindre que les roturiers, le souverain lui-même y était astreint en vertu du principe que Dieu est le roi des rois.
91/8 – La dîme est étymologiquement la dixième portion prélevée sur les fruits de la terre ou les troupeaux au bénéfice de l’Église. Établie depuis l’époque carolingienne, elle devait être partagée en trois parties : un tiers pour l’entretien de l’église paroissiale, un tiers pour le prêtre desservant, le décimateur, et un tiers pour les pauvres.
Dans les faits le prélèvement varie suivant les juridictions. La portion se réduit le plus souvent au onzième ou au treizième, au maximum le quatorzième en Périgord. Non portable mais quérable, la dîme se lève en premier, avant la part destinée au château. Le chercheur de dîme ou dîmeur va quérir, chercher, les produits aux champs, à l’étable, au pressoir ou au cellier. Le prélèvement sur le champ, avant celui de la semence, est considéré comme un lourd préjudice.
dîmeur (impôts)
91/8 – Chercheur ou Collecteur de dîme.
directe
119/14 – Seigneurie immédiate d’où dépend un héritage (dictionnaire de Furetière 1690).
directité
108/32- Terme féodal, partie d’un domaine, dont les rentes revenaient directement au seigneur, sans l’intermédiaire d’un vassal.
dispenses (mariages)
139/11 – Les liens familiaux : le mariage est interdit jusqu’aux cousins issus de germains (4ème degré). Une dispense peut être accordée par le pape ou l’évêque selon le degré de parenté.
– les liens spirituels : parrain et marraine. Dispense accordée par l’évêque.
– remariage trop rapide, mais dispense de bans accordée en fonction du contexte (veuve)
La dispense n’est pas gratuite. Chaque diocèse a sa tarification.
dixième (impôts)
93/8 – Impôt créé en 1710, pour financer la guerre de succession d’Espagne, est supprimé en 1718 puis rétabli e n 1 733 pour la guerre de succession de Pologne. Il concerne tous les revenus répartis en trois catégories (fonciers, commerciaux, gages et pensions) taxés à 10%.
don gratuit (impôts)
91/13 – Contribution volontaire du clergé au Roi de France (montant fixé par le roi). Gratuit indique que le clergé n’était pas tenu de verser le don, puisqu’il concourrait par ses prières au bon fonctionnement du royaume.
dornier (métier)
CC11/8 – Marchand de cruches.
dot
DAF – Le bien qu’une femme apporte en mariage (1694). On le dit aussi, de ce qu’on donne à un Monastère, lorsqu’une fille se fait Religieuse (1718).
45/102 – La dot était alors du genre masculin. On parle « du dodt constitué » à la ligne 14 (paléo 1616).
67/48 – Le mot dot était masculin « un dot » (paléo 1637).
93/16 – Lorsque les parents donnent une partie de leurs biens (généralement la moitié), ils s’en réservent toujours la jouissance leur vie durant. Et d’autant plus que, souvent, ils s’engagent à « nourrir » les mariés et leur future famille. Mais, dans ce cas, c’est toujours en échange du travail de ces derniers.
L’argent apporté ou donné par les parents. ce ne sont jamais les jeunes mariés qui les touchent, ce sont les parents qui les hébergent. En fait les jeunes mariés n’ont aucune autonomie, tout ce qu’ils gagnent par leur travail va dans le pot commun et est géré par les parents.
drap
107/7 – Étoffe de laine de première qualité.
droguet
114/24 – Étoffe de bas prix dont la chaîne était de chanvre ou de lin et la trame de laine du pays.
droit d’aubaine
90/8 – Voir aubaine
droit de prélation
92/12 – voir prélation
eau de la reine de Hongrie
138/4 – À l’origine, l’eau de Hongrie était un alcoolat de romarin créé en 1370 pour l’épouse du roi Charles Robert de Hongrie, Élisabeth de Pologne. Elle en fit un usage intensif, interne et externe, tout au long de sa vie. Sa fragrance était originellement à base de romarin macéré dans de l’esprit de vin, une préparation appelée «alcoolat de romarin», mais elle fut enrichie plus tard avec de l’essence de lavande, de la bergamote, du jasmin, du cirse et de l’ambre. Utilisée à la cour dès le XIVe siècle, elle était encore très utilisée au XVIIe siècle à la cour du roi Louis XIV et fut le parfum de Mme de Sévigné, de sa fille Mme de Grignan et de Mme de Maintenon qui la conseillait à ses pensionnaires de Saint-Cyr. On lui attribuait en effet des pouvoirs revitalisants, esthétiques et thérapeutiques (rhumatismes, palpitations cardiaques, peste, obstruction du foie, jaunisse, bourdonnements d’oreilles ou douleurs abdominales).
écuyer
92/6 – Titre que portent les simples gentilshommes.
édit
87/4 – Loi royale qui ne concerne qu’une seule matière. Un édit porte généralement le nom de la ville où il a été validé par le Roi.
édit de tolérance
87/6 – En avril 1598, Henri IV signe et fait sceller à Nantes le texte qui met fin à 36 ans de guerre civile en établissant pour ses anciens coreligionnaires calvinistes une certaine liberté de culte. Il souhaite cependant une future restauration de l’unité religieuse de royaume et maintient le catholicisme comme religion d’État.
effruitz
151/29 – les fruits recueillis, et par extension la récolte
église
123/11 – Désigne l’assemblée des fidèles au sens primitif du terme (du grec ecclesia: assemblée).
elec
146/30 – Illico, sur le champ, adverbe issu du latin.
élection
93/10 – Crées dès la fin du XVème, les élections sont les plus anciennes circonscriptions fiscales. Regroupant un ensemble de paroisses, elles sont sous la responsabilité d’officier d’abord élus, d’où leur nom, puis nommés par le Roi en son Conseil. Le Périgord est partagé en deux élections, au nord, celle de Périgueux établie entre 1461 et 1500, au sud, celle de Sarlat crée en 1 636 avec trois petites régions franches : le comté de Montfort (8 paroisses), le pays de Lanquais (4 paroisses) et la juridiction d’Eymet (6 paroisses).
121/28 – circonscription fiscale regroupant un ensemble de paroisses, établie dans les pays dits d’élection ; celle de Périgueux datait de la fin du XVe siècle.
élu (impôts)
93/10 – Responsable des circonscriptions fiscales. L’élu chargé de l’estimation empirique de la capacité des futurs « cotisés » à contribuer ne s’appuie sur aucun document officiel, notarié par exemple, encore moins sur une déclaration de revenu. Cet officier lui-même exempt de taille, se contente d’effectuer à cheval la tournée de la circonscription dont il a la charge et de prendre le pouls économique des paroisses qui composent l’élection. Se basant sur les assiettes précédentes et sur ses observations, ses services élaborent pour le Bureau de Finances de la Généralité un état qui fait état des possibilités, notamment des bonnes et mauvaises récoltes en « bleds » dans les campagnes. Après quoi l’élu dresse les augmentations ou les diminutions globales de l’impôt pour certaines paroisses du statuquo pour d’autres.
empres
116/29 – Préposition d’ancien français devenue en français actuel « après ».
enfans
107/31 – Les garçons.
entretènement
113/30 – entretien et conservation (mot d’ancien français).
117/28 – conservation (mot d’ancien français).
équarisseur (métier)
CC11/8 – Ouvrier dégrossissant la pierre ou le bois.
escat (mesure de surface)
31/54 – mesure de terrain : ancienne mesure de superficie de 0,99 are en Gascogne. L’escat carrat valait 1/4 d’are environ, et il contenait 14 pans. (Source : HGL n°3 – 1990).
L’escat était l’unité employée pour les petites surfaces de terrain (15 à 20 m2).
Mesure qui peut varier d’un canton à l’autre.
escobier (métier)
CC11/8 – Fabriquant ou marchand de balais (escobas), diminutif : escoubeyrou.
escofier (métier)
CC11/8 – Ouvrier en cuir.
escudier (métier)
CC11/8 – Fabriquant d’écus (boucliers).
esleu (métier)
CC11/8 – juge élu du tribunal de l’élection.
esperonnier (métier)
CC11/8 – Armurier fabriquant d’éperons.
espinglier (métier)
CC11/8 – Fabriquant d’épingles.
essayeur (métier)
CC11/8 – Contrôleur et marqueur des ouvrages d’étain.
estamisier – tamisier (métier)
CC11/8 – celui qui fait et vend des tamis.
étamine (de Saintes et de Mazamet)
114/24 – Petite étoffe légère, tissu très peu serré de crin, de laine souvent utilisé dans l’outillage les ecclésiastiques font grand usage d’une qualité supérieure.
étoupe
107/7 – le chanvre le plus long est le meilleur qu’on tire de la tige principale. Quand le fil a été affiné et peigné, les filaments qui restent dans la main du peigneur. Les filaments plus courts donnent le second brin. Le reste est l’étoupe.
exempt
96/16 – Officier de police procédant aux arrestations.
exhérédation
39/55,56 – Ainsi donc, même les majeurs de plus de 25 ans devaient demander le consentement de leurs parents s’ils voulaient éviter « l’exhérédation », c’est-à dire éviter d’être déshérités (Ordonnance de Blois 1579).
eyere
107/7 – Evier.
eyzines – aisines
83/9 – Les espaces autour de la métairie pour permettre la circulation des gens, des bêtes et du matériel.
fabricien
89/11 – Auxiliaires laïques chargés d’administrer les biens de l’église paroissiale, de gérer les secours aux pauvres, d’entretenir la maison presbytérale, l’église et le cimetière.
131/13 – Paroissien membre du conseil de fabrique chargé de l’administration des revenus et des dépenses de l’église (aumônes aux mendiants, réfections, entretien du cimetière, etc…).
CC11/8 – Membre de la fabrique chargé des intérêts matériels de la communité religieuse du village.
fabrique
89/11 – Les conseils de fabrique qui apparaissent dès la fin du XIIème sont consacrés par le concile de Trente. Les autorités ecclésiastiques laissent à des auxiliaires laïques le soin d’administrer les biens de l’église paroissiale, de gérer les secours aux pauvres, d’entretenir la maison presbytérale, l’église et le cimetière, ce qui ne va pas sans conflit. Les fabriciens délèguent à leurs représentants, les syndics, le pouvoir d’appliquer les décisions prises en réunion. Ils désignent également les sonneurs de cloches, les marguilliers ou les sacristains qui assistent le curé dans ses charges religieuses et administratives. Les noms des deux marguilliers figurent comme témoins à la fin des actes de baptême, de sépulture et de mariage sans qu’ils sachent, pour autant, lire et écrire. Voir syndics fabriciens.
131/13 – Tout ce qui appartient à l’église paroissiale, les fonds et les revenus qui lui sont affectés (dîme, donations, montant des cérémonies, droits de banc, etc…).
151/11 – en parlant d’une église paroissiale, signifie aussi tout ce qui appartient à cette église, tant pour les fonds et les revenus affectés à l’entretien et à la réparation de l’église, que pour l’argenterie, le luminaire, les ornemens, etc… (DAF 1798).
faure – fabre (métier)
CC11/8 – Forgeron.
favier (métier)
CC11/8 – Producteur ou marchand de fèves (favas).
femme sage (métier)
CC11/8 – Sage-femme.
féodiste – feudiste
105/31 – Du latin médiéval dérivé de feudum, fief. Spécialiste du droit féodal (expert, géomètre, juriste, notaire … ) Les notaires féodistes connaissent un regain d’activité chaque fois qu’un ministre ou conseiller du Roi soucieux d’augmenter les recettes fiscales manifeste le désir de «faire le ménage» dans l’ordre de la noblesse. Dans la deuxième moitié du XVIIIème les nobles inquiets de voir leurs prérogatives et privilèges contestés ont fait appel à leurs services pour établir leurs droits seigneuriaux et authentifier leurs «quatre quartiers».
fermier
92/5 – celui qui tient à bail le droit de percevoir certains revenus. le Périgord est un pays de métayage où le terme fermier ne prend que très tardivement le sens d’exploitant agricole.
143/32 – Anciennement, personne qui tenait à ferme un droit.
fermier général
92/5 – Il est chargé par les possesseurs des grands domaines de veiller à l’exécution des baux et d’imposer les contrats du bail.
Fête de la Purification – Chandeleur
143/10 – Célébrée 40 jours après Noël. Elle commémore la montée de Marie au Temple de Jérusalem avec l’enfant Jésus pour y offrir le sacrifice prescrit par la loi de Moïse (un agneau ou deux tourterelles).
Fête Dieu
143/10 – Célébrée le dimanche qui suit la Trinité (soixante jours après Pâques). Cette fête célèbre la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés au cours du sacrifice eucharistique (messe).
feu (impôts)
93/8 – Sert d’unité fiscale, il englobe l’ensemble des personnes, liées par le sang ou par le travail, qui vivent sous le même toit, se chauffant au même foyer. Il est le symbole d’une famille de type patriarcal. Le père et les fils sont associés dans un seul « feu » avec les frères et sœurs, célibataires ou devenus veufs, restés au foyer. Les apprentis, compagnons et domestiques font partie des biens mobiliers des contribuables chez qui ils travaillent. L’entente entre deux rameaux d’une même souche est fréquente. Formant un seul feu fiscal des apparentés ou collatéraux acquittent globalement l’impôt ce qui en diminue la charge.
feuillardier (métier)
CC11/8 – Celui qui fait le feuillard en châtaigner.
fief
119/14 – Terre, seigneurie ou droits qu’un seigneur dominant donne à un vassal à la charge de foy et hommage et de le servir à la guerre et en autres occasions, ou avec quelques redevances (dictionnaire de Furetière 1690).
filandière (métier)
CC11/8 – Fileuse de lin ou de chanvre.
fochier – fauchier (métier)
CC11/8 – Fabriquant de faux.
fondalité
108/32 – Terme féodal, ensemble des biens dépendant d’un seigneur.
fosseur (métier)
CC11/8 – Celui qui cure les arrivées d’eau des moulins, Voir valadier.
fouage
93/7 – Impôt levé par « feu » sur les biens roturiers ; impôt seigneurial, le fouage est devenu royal au XIVème. Chaque communauté représente tel nombre de feux d’après lequel sont fixées les impositions.
foulon
96/5 – Voir maihaire – maillerie
fourbisseur d’épée – fourbidor (métier)
CC11/8 – Armurier.
fournage
92/4 – Droit perçu pour utiliser le four banal. Le fournier, ancêtre du boulanger, partage l’impopularité du musnier (meunier). Tous deux sont accusés de tricherie en temps normal et d’accaparement lors des crises de subsistance.
fournier – fornier – forniera – pangoucier (métier)
CC11/8 – Boulanger, boulangère.
franc alue – franc-alleu
129/28 – Bien affranchi de toute obligation
CC15/37 – On parlait de franc-alleu pour une terre de libre et pleine propriété, provenant souvent d’héritages, par opposition aux « acquêts ». L’alleutier ne devait pour elle aucune redevance et ne relevait d’aucun seigneur. Au Moyen Age, l’alleu passa souvent à l’état de fief, car son indépendance n’était pas appréciée des puissants.
franc fiefs – francs-fiefs
129/28 – Bien non assujetti à l’hommage
freinier (métier)
CC11/8 – Fabriquant de mors de chevaux.
frère de lait – sœur de lait
87/21 – Celui ou celle qui a été allaité(e) par la même nourrice
frère consanguin – sœur consanguine
87/21 – Nom donné au frère ou à la sœur né(e) du même père mais de mère différente.
frère germain – sœur germaine
87/21 – Nom donné au frère ou à la sœur né(e) du même père et de la même mère.
frère utérin – sœur utérine
87/21 – Nom donné au frère ou à la sœur né(e) de la même mère mais de père différent.
fripier (métier)
CC11/8 – Vendeur de vieux habits.
frise
114/24 – Grosse étoffe de laine à poil frisé.
froment
141/24 – Blé.
fromental (moulin)
96/5 – Moulin à froment pour la farine blanche (on dit aussi farinier ou molin blanc).
Furetière
138/3 – Homme d’Église, poète, romancier, lexicographe. Élu membre de l’Académie française en 1662.
Agacé par la lenteur des travaux du dictionnaire de l’Académie, il se brouille avec ses collègues qui l’excluent en 1685.
Son Dictionnaire universel contenant généralement tous les mots françois, tant vieux que modernes, et les termes de toutes les sciences et des arts sera publié en 1690, quatre ans avant celui de l’Académie…
fuselier (métier)
CC11/8 – Fabriquant de fuseaux.
fustier (métier)
CC11/8 – Charpentier.
gabèle
93/12 – Le mot gabelle, issu de l’arabe al-quabâla « l’impôt », apparaît au XIIIème où ce terme désigne indifféremment toute taxe, avant de ne concerner que l’impôt indirect sur le sel.
Le sel (chlorure de sodium), un des éléments essentiels entrant dans la nutrition, était surtout pour nos ancêtres, le principal moyen de conserver les aliments : viandes, poissons …
Au début de la guerre de cent ans (1337-1453), conséquence de la confiscation de la Guyenne anglaise décrétée le 24 mai 1 337 par Philippe VI de Valois, le monopole du sel est généralisé dans tout le royaume par ordonnance du 16 mars 1341 , sous la forme d’un impôt indirect dit extraordinaire, une gabelle levée sur le commerce et la vente du sel.
Le 25 décembre 1355, par ordonnance Jean II le Bon lève une gabelle sur le sel, pour payer 30 000 hommes d’armes ; le 5 décembre 1360, les impôts extraordinaires sont rétablis pour payer la rançon du roi fait prisonnier lors de la bataille de Poitiers (19 septembre 1356), le sel y est taxé à 1/5ème de son prix de vente.
Les impôts extraordinaires sont de nouveau rétablis le 15 janvier 1382, par ordonnance de Charles VI , et la gabelle deviendra « définitive » à partir de 1383.
Dans les pays de l’ancienne Aquitaine, cet impôt se payait, comme sous la domination anglaise, par une taxe moindre dite du quart du sel (d’environ 1/4 de la valeur du sel livré sur les lieux de quartage).
Le 1er juin 1541, François 1er réforme par ordonnance la gabelle, dont le montant est fixé pour tout le royaume sur les lieux de production, cette ordonnance suivie de celles de 1542 à 1544, essaieront de généraliser le régime des greniers à sel, et amèneront à l’automne 1542, une révolte dans l’Aunis, la Saintonge et le Poitou. En avril 1545, le projet de création d’un grenier à sel à Périgueux, engendrera également une émeute jugulée par le retrait du projet (AD24 : BB 19).
Henri II , son fils et successeur, voit se développer de mai à novembre 1548, une révolte d’envergure contre la gabelle, en Angoumois, Saintonge et surtout à Bordeaux où elle est énergiquement réprimée ; à partir de 1549, s’engagent des négociations avec le pouvoir, qui aboutissent à un compromis pour le rachat de la gabelle, moyennant un unique et important versement, plusieurs provinces et le Périgord seront rédimés en 1553.
Le découpage bien connu du royaume en six divisions de gabelles de statut différent (qui perdurera jusqu’à la Révolution) , a été institué par ordonnance de Louis XIV en mai 1680, il regroupait les pays :
– de grande gabelle, où le sel était lourdement taxé et la quantité fixée (sel du devoir) ;
– de petite gabelle, où le prix du sel était moins élevé mais la quantité déterminée ;
– de salines (producteurs de sel gemme), où le sel devait être acheté aux salines royales ;
– de quart bouillon, où le sel était extrait en bouillant du sable imprégné d’eau de mer, et dont 1/4 de la production devait être versé aux greniers à sel ;
– rédimés (pays qui s’étaient rachetés), bénéficient d’un tarif préférentiel (Angoumois, Aunis, Gascogne, Guyenne, Limousin, Marche, Périgord, Poitou, Saintonge, comtés de Foix, de Bigorre et de Comminges, en partie : Auvergne ) ;
-exempts, par actes gracieux accordés lors de leur annexion, ou du littoral (marais salants).
Cette disparité de fiscalité a eu pour conséquence, le développement d’une contrebande effrénée entre régions proches, malgré une sévère répression et les fortes peines encourues.
La gabelle a été supprimée le 1er avril 1790, par décrets de l’Assemblée constituante des 14 et 21 mars précédent, mais l’impôt sur le sel sera rétabli par Napoléon 1er le 24 avril 1806 et n’a été supprimé, par loi de finances, que le 1er janvier 1946 !
gadalle
43/22 – synonyme de basse -court (paléo 1600).
galères (les)
140/30 – Le corps des galères a été désarmé par ordonnance du 27 septembre 1748 et, à partir de 1748, la peine de bagne a remplacé la condamnation aux galères.
galocher (métier)
CC11/9 – Fabriquant de galoches.
garde-messier – gadier – messier (métier)
CC11/9 – garde champêtre (gadi = borne).
garde-notes (métier)
39/42 – Le notaire, Me Filhol (1602), prend ici le nom de « garde-notes », sorte de portefeuille ou pourrait-on dire aujourd’hui de calepin, sur lequel il conservait les brèves analyses des actes dressés. Les notaires de cette époque rédigeaient trois types de registres, dont les deux premiers sont très rarement parvenus jusqu’à nous :
– les brouillards, petits registres sur lesquels était tracé un canevas de l’acte à rédiger
– les petites notes, sortes de commentaires personnels sur les actes
– les minutes, recueils des actes originaux avec les signatures des parties.
CC11/9 – Notaire , tabellion.
gargote
125/23 – On y sert à boire et à manger au coin de la rue en ville, pour pas cher des plats à base d’abats.
gazier (métier)
CC11/9 – Exécuteur testamentaire.
généralité
93/10 – Par l’édit de 1542 François 1er regroupe les élections (circonscriptions fiscales) en généralités ayant à leur tête des receveurs généraux chargés de rassembler les recettes des impôts et du domaine royal. Au XVIIème les généralités sont confiées aux Intendants de Justice, Police et Finances représentant le Roi en ses provinces. Les deux élections périgourdines sont du ressort de la généralité de Bordeaux dont le sceau orne les hauts de page des registres paroissiaux. Les intendants sont aidés dans leur lourde tâche par les subdélégués qu’ils nomment eux-mêmes. L’accroissement de la fiscalité et de la population entraîne des restructurations administratives pendant tout le XVIIIème:
• 1704 : trois subdélégations : Périgueux, Sarlat et Bergerac.
• 1714 : création de celle de Nontron (une cinquantaine de paroisses prises à Périgueux).
• 1762 : création de celles de Ribérac et de Montpon.
• 1774 : une trentaine de paroisses est enlevée à Bergerac pour être rattachées à Castillonnès.
• Quelques dizaines de paroisses, à l’ouest, relèvent de la subdélégation de Sainte-Foy-la-Grande chevauchant les élections de Périgueux et de Sarlat.
gerlier (métier)
CC11/9 – Fabriquant de cuves en bois.
gesses
83/9 – Lathyrus cicera et Lathyrus sativus, légumineuse, la graine carrée et aplatie est consommée surtout sèche ; la soupe de gesse était un régal dans les campagnes périgordines. Semée au printemps avec de l’avoine ou de l’orge pour la ramer, la gesse donnait un bon fourrage, sec ou vert, qui était un bon aliment pour les moutons
107/7 – légumineuse dont les graines aplaties et à peu près carrées sont consommées comme les fèves. (se vendent encore au marché de Saint-Astier).
141/24 : Légumineuse donnant une sorte de pois anguleux.
glane
134/17 – Poignée d’épis ramassés dans les champs après l’enlèvement des gerbes. Le droit de glanage, hérité du Moyen Age, est accordé aux pauvres de la paroisse ou aux domestiques pour compléter leurs ressources. Il doit se faire après le lever du soleil et dans les trois jours qui suivent l’enlèvement de la dernière gerbe.
gonne
7/9 – au XIIIème siècle la gonne était une grande tunique, avec évolution par métamorphose vers le sens de barril (baril), du bas latin gûnna, mot gaulois (dictionnaire étymologique de A. DAUZAT, 1964).
J’ajouterai que gown est une robe flottante (a dressing-gown est une robe de chambre) vient également de l’ancien Français gon(n)e (Dictionnaire. : the Oxford Dictionary of English Etymology, Oxford-1966).
gonelle , gonele
7/9 – La gonelle ou gonele était une longue cotte que l’on mettait par-dessus l’armure et qui descendait à mi-jambe. C’était aussi une robe de femme (lexique de l’ancien Français, de Frédéric GODEFROY, PARIS/LEIPZIG, 1901).
goujat – gouyat (occitan) (métier)
CC11/9 – Ouvrier plâtrier ou maçon.
Grande Armée
152/17 – le terme est réservé à une masse de 5 à 600 000 hommes commandée en personne par l’Empereur. L’expression apparaît le 29 août 1805 lorsque l’armée de Côtes-de-l’Océan est mise en route vers le Rhin. Une nouvelle Grande Armée est constituée en 1809 contre la cinquième coalition, une autre en 1813, après la retraite de Russie. Les armées secondaires affectées à un territoire servent de réserve. La plus ancienne est l’armée d’Italie qui garde les 24 départements du royaume dont Napoléon s’est proclamé souverain.
granges dîmières (impôts)
91/9 – Pour entreposer les denrées qui, en périodes de crise alimentaire, suscitent particulièrement la convoitise, l’édifice est protégé par un système de défense un peu analogue à celui des maisons fortes : un seul accès au rez-de-chaussée, une bretèche au-dessus de l’entrée, des meurtrières. A l’intérieur une immense salle coupée par un plancher de qualité lui-même soutenu par des piliers en bois parfois sculptés (Maisons paysannes Dordogne Périgord janvier 2006).
En dérivent les toponymes Grange de la dîme , Grange-du-Monge, Grange-du-Prêtre.
Grignioulx
151/29 – nom de l’ancienne châtellenie de Grignols qui avait justice sur 10 paroisses.
grelleur (métier)
CC11/9 – Fabriquant de cribles, tamis (grelle : crible, tamis en bois. Voir crubelier
grosses
107/31 – Copies des actes reçus en minutes par les notaires.
130/2 – L’ordonnance d’Angoulême, signée par François 1er, met les notaires dans l’obligation de rédiger, en français, les actes originaux (minutes conservées par le notaire) et d’en assurer la copie authentifiée (la grosse conservée dans les familles).
grossier (métier)
CC11/9 – Taillandier.
habillage – rhabillement
96/4 – Repiquage exécuté sur la surface des meules pour les rendre plus rugueuses et creuser les canaux pour l’évacuation de la farine. Ce travail est fait par le meunier et ses aides qui assurent l’entretien du moulin.
hardes
107/7 – Le terme a pris un sens péjoratif mais encore au XIXème le terme désignait l’ensemble des vêtements.
héraldique (art)
25/12 – cet art était l’étude des héraults qui anciennement se trouvaient à l’entrée de la barrière du tournois et y tenaient registre des noms et des armes des chevaliers qui entraient en lice.
héréditaire réservé
145/32 – Office officiellement transmissible depuis la déclaration royale de 1604 (dite Paulette), moyennant une taxe annuelle de 1/60ème de la valeur de l’office, laquelle s’est substituée à l’usage qui le permettait durant les 40 jours précédant le décès du titulaire.
hérésie
87/6 – Doctrine contraire au dogme officiel dans une église établie. Pour l’église catholique les différentes formes du protestantisme sont des hérésies et les protestants des hérétiques.
héritage
119/14 – Se dit des fonds de terres et de maisons parce que ce sont des biens qui se conservent davantage dans les familles (dictionnaire de Furetière 1690).
hoir
107/31 – Héritier (mot tombé en désuétude).
hongreur (métier)
CC11/9 – Castreur d’animaux. En Périgord on disait aussi biarnes, c’est-à-dire béarnais (qui avaient suivi leurs troupeaux de moutons dans notre région).
hoste
108/32 – Forme archaïque du mot hôtelier.
135/31 – Désignait le plus souvent par le passé, l’aubergiste et le cabaretier.
CC11/9 – Tenancier d’une hostellerie.
huguenot
87/6 – De l’allemand Eidgenossen (confédérés), nom péjoratif donné par les catholiques aux calvinistes qui en ont fait, par la suite, un titre de gloire.
huissier
96/16 – Officier ministériel chargé de signifier et de mettre à exécution les décisions de justice et les actes authentiques ayant force exécutoire.
hydrargyre
138/4 – Voir mercure.
illec
94/26 – Là, en ce lieu.
108/32 – Adverbe d’ancien français, signifiant là (ici).
impétrant
90/8 – Personne qui a obtenu un droit ou un bénéfice à la suite d’une requête.
insoumis
99/12 – Voir réfractaires.
interiment
142/32 – Entérinement. En droit : rendre définitif un acte en l’approuvant juridiquement.
item
103/30 – De même , pareillement (mot latin). Ce mot commence fréquemment les paragraphes.
jouailles – julhas
107/11 – longes de cuir qui fixent le joug sur les têtes des bêtes.
joucla – jouglas (métier)
CC11/9 – musicien ou baladin.
journalier (métier)
CC11/9 – Ouvrier employé à la journée. En Périgord, principalement des artisans : maçons, couvreurs, cardeurs, tisserands, tailleurs etc ; ils n’ont pas le titre de maître.
journal (mesure de surface)
28/92 – un journal était une unité de mesure employée pour les grandes et moyennes terres et qui indiquait la quantité de terrain qu’un homme pouvait cultiver en un jour . Ici, la culture du pré pouvait être effectuée en une seule demi-journée, car il mesurait un demi- journal. Le journal avait différentes valeurs selon les cantons, mais il correspondait en moyenne à 30 ares.
31/54 – Le journal était l’unité employée pour les grandes surfaces (3000 à 4000 m2).
Mesure qui peut varier d’un canton à l’autre.
135/31 – Le journal, ancienne mesure agraire, d’une superficie de 35,67 ares à Nontron.
juge mage
128/31 – Juge principal (du lat. major).
141/30 – Lieutenant général, ancien officier de justice, mage du latin maior (plus grand)
juridictions seigneuriales
96/15 – survivance de la féodalité, ne sont plus à la fin du XVIIIème qu’un moyen de domination économique. Les juges seigneuriaux n’interviennent guère que pour sanctionner les manquements aux droits des seigneurs. Les demandeurs peuvent choisir la justice royale de préférence à la seigneuriale (droit de prévention).
karabe
138/4 – ambre jaune
laboureur à bœuf (métier)
CC11/9 – Laboureur propriétaire de ses bœufs.
laboureur à bras (métier)
CC11/9 – travaille la terre avec des outils à l’aide de ses bras.
layetier (métier)
CC11/9 – Fabriquant de caisses et coffres en bois (layettes).
lettres d’assiette
112/31 – Base fiscale sur laquelle porte un droit, une opération administrative.
lettres de mestrise – lettres de maîtrise
129/28 – Lettres officielle qui attestaient la maîtrise dans une communauté de métiers.
lettres de provision
113/30 – Les lettres de provision étaient des lettres patentes, que l’acquéreur d’un office devait faire établir auprès de la Chancellerie ; celles-ci, à leur réception, étaient assujetties aux formalités d’enregistrement devant la juridiction à laquelle se rattachait l’office (pour un notaire, devant la sénéchaussée dont il relevait).
Ces lettres de provision servaient à authentifier la vénalité d’un office.
130/2 – Les lettres de provision servaient à authentifier la vénalité de l’office. L’acquéreur d’un office devait les faire établir auprès de la Chancellerie. À leur réception, elles étaient assujetties aux formalités d’enregistrement devant la juridiction à laquelle se rattachait l’office.
leyde (grande et petite) (impôts)
92/13 – droit seigneurial perçu sur les marchandises apportées sur les marchés en considération de l’obligation qui incombe aux seigneurs de tenir en bon état les lieux destinés à la tenue des foires et marchés et de fournir les poids et mesures nécessaires. La petite leyde se lève sur les marchandises étalées ; la grande leyde sur les grains.
Libera
151/11 – Prière que l’église fait pour les morts (Libera me Domine) (WIKI).
lieutenant civil (parmi les lieutenants généraux)
96/16 – Il instruit les procès civils.
lieutenant criminel (parmi les lieutenants généraux)
96/16 – Il instruit les procès criminels.
lieutenant général
87/4 – Depuis la fin du XVème le rôle du sénéchal tend à devenir honorifique car ses attributions judiciaires ont été conférées au lieutenant général, magistrat et administrateur propriétaire de son office.
96/16 – Voir lieutenant civil et lieutenant criminel.
128/31 – officier de justice
liève (la)
92/5 – Registre complémentaire du terrier qui se présente sous forme d’articles comportant les noms des tenanciers, la nature et le montant de leurs redevances ainsi que d’une description sommaire des tenures. Elle est remise au régisseur le jour de son entrée en fonctions, à charge d’y inscrire les redevances perçues et les arrérages dus par chaque tenancier et de mentionner les mutations.
linceul
26/36 – Marion BLONDETTE a une maigre dot qui consiste en un lit garni d’une couette et d’un coussin avec 50 livres de plumes , d ‘ une couverte (couverture) de serge et de quatre linceuls de boiradis, c’est à dire · quatre draps épais faits d’un tissage métis de toile fine (brin) et de toile plus grossière (étoupe).
107/7 – Il n’y a rien de funèbre, c’est tout simplement ce qu’on nomme un drap de lit à partir du XIXème.
lisseuse (métier)
25/5 – lingère, repasseuse.
CC11/9 – Repasseuse.
lit à la duchesse
107/7 – Variété de lit à baldaquin sans pilier. Le lit, logé souvent dans un angle, ne touche au mur que par un seul chevet où une garniture est appliquée à la muraille. Le ciel de lit ou dais recouvre toute la surface de la couche à la différence du «lit à l’ange». Ils étaient équipés de cantonnières appelées les «bonnes grâces», pour resserrer les rideaux.
litharge
138/4 – Historiquement, le terme « litharge » a été utilisé pour former des mot-composés pour désigner des minéraux similaires. par exemple, le litharge d’or est un mélange de litharge et de minium, qui possède une couleur rouge ; le litharge d’argent est un composé secondaire obtenu par la séparation de l’argent et du plomb, le litharge du bismuth est un produit similaire obtenu par l’oxydation du bismuth. Le terme a aussi été utilisé comme synonyme de céruse (blanc de plomb) ou de minium (rouge de plomb). Les vins ou cidres «lithargiés» désignaient des alcools de raisins ou de pomme traités avec du plomb pour l’adoucir et le sucrer. Ces alcools, parfois frelatés, ont été à l’origine de très nombreux cas de colique de plomb, dont la fameuse colique du Devon (crises très douloureuses et parfois mortelle).
livre tournois
26/36 – Elle apporte aussi à son époux en dot, une menue somme d’argent : quatre vingt cinq livres tournois . Cette monnaie tournois s’est dit de la monnaie frappée jusqu’ au XIIIème siècle, à Tours. Elle supplanta la livre « parisis » frappée à Paris, et resta la monnaie règlementaire jusqu’à la fin de 1’Ancien régime.
La livre tournois valait vingt sous (ou sols) et le sol tournois valait douze deniers.
lods – los
102/29 – Le droit de lods et ventes, était sous l’Ancien Régime un droit de mutation dû au seigneur, sur chaque succession, échange ou vente, par le possesseur d’un bien relevant de sa mouvance. Ce droit remonte à la fédalité et son nom provient de l’ancien français los (consentement donné par le seigneur). De tous les droits seigneuriaux payés en espèces, il était le plus onéreux et son montant variait d’une province à l’autre (en Périgord, il était de 10% sur l’évaluation du bien), toutefois en cas de vente volontaire, une remise était souvent consentie par le seigneur…
Les droits féodaux et redevances seigneuriales ont été abolis sans indemnité, par décret de la Convention du 17 juillet 1793.
madame
92/7 – À la Cour, « Madame » est donné aux sœurs et filles du Roi et à l’épouse de Monsieur son frère. Louis XVI est entouré de Mesdames Tantes, filles de Louis XV, de Madame Elisabeth, sa sœur et de Madame Royale sa fille, future duchesse d’Angoulême.
Au XIXème, la politesse bourgeoise donne du « Madame » aux femmes mariées appelées par leur patronyme marital. Pour l’état civil et l’administration les épouses, comme sous l’Ancien Régime, gardent leur patronyme de naissance dit nom de jeune fille.
mager (métier)
CC11/9 – Maire (de mager).
magistère
108/32 – Autorité doctrinale.
magnin – maignien (métier)
CC11/9 – Chaudronnier ambulant.
maihaire – maillerie – foulon
96/5 – ensemble de maillets (marteaux) fixés sur un arbre à came qui frappent alternativement la matière à écraser, à fouler (fibres textiles, chiffons, … ).
maître
6/15 – du Moyen-Âge au XVIIIème Siècle , celui qui est reçu maitre dans une corporation après avoir été apprenti et compagnon: maitre passé , maitre juré (d’après le Grand Larousse).
manant
92/5 – Terme d’ancien droit féodal , désigne un sujet de la justice seigneuriale. Dans les bouches aristocratiques il a pris un sens péjoratif pour insulter un roturier surtout paysan.
manouvrier (métier)
CC11/9 – Manœuvre.
marâtre – tante
87/21 – Nom donné à la belle-mère au sens de seconde épouse du père, celle qui a remplacé la mère défunte.
marchadier – mercadier (métier)
CC11/9 – Marchand.
marchand (métier)
CC11/9 – À la campagne, marchand de bœufs.
mareaux de communion : voir méreaux de communion
maréchal (métier)
CC11/9 – Maréchal-ferrant forgeron.
marguillier
151/11 – celui qui a le soin de tout ce qui regarde la Fabrique et l’œuvre d’une paroisse, ou les affaires d’une confrérie (DAF 1798).
mariage protestant
87/6 – C’est une bénédiction, non un sacrement. Dans l’Église Réformée du XVIe au XVIIIe siècle, tout mariage doit être proposé au consistoire qui donne son accord pour la célébration. En cas de consanguinité, la Discipline de l’Église Réformée indique qu’il faut se fixer aux édits royaux et que c’est au roi qu’il faut demander les dispenses et non, bien sûr, au pape.
marmite
102/28 – De l’ancien français marmite (hypocrite), à cause du contenu caché du récipient.
maystre de l’aycola (occitan) (métier)
CC11/9 – Maître d’école.
mazelier (métier)
CC11/9 – Boucher.
médecin des bœufs (métier)
CC11/9 – vétérinaire empirique.
mege – metge – mire (métier)
CC11/9 – Médecin.
mérandier
Voir meyrandier.
Méreaux ou mareaux de communion
123/1C,2 – jetons attribués par les Anciens aux fidèles jugés dignes de participer à la Cène par leur conduite irréprochable conformément aux recommandations de Calvin (ni jeu, ni danse, ni chant profane ni galanterie …) (le Musée du Desert, Le Mas Soubeyran 30140 Mialet).
mercadier – marchadier (métier)
CC11/9 – Marchand.
mercure – vif-argent – hydrargyre
138/4 – Il n’y a pas d’accord sur la nature du vif-argent. Les uns tiennent qu’il est chaud, comme Galien, Rhasis, Dioscoride, Platearius. D’autres disent qu’il est froid, comme Avicenne, Matthiole. Mais Paracelse dit qu’il est chaud au dedans, et froid au dehors. Le mercure chez les médecins s’appelle le furet parce que par sa subtilité, il va chercher les mauvaises humeurs jusques dans les parties les plus solides. On l’employe à guérir le mal de Naples [syphilis]; et il a une vertu merveilleuse pour faire mourir toute la vermine subitement.
merindier (métier)
CC11/9 – Charpentier de barrique.
messier – garde-messier – gadier (métier)
CC11/9 – Garde-Champêtre.
messire
134/14 – « Messire”, très vivant au XVIème siècle, entre autres pour les ecclésiastiques non gradués, tombe en désuétude au cours du XVIIème siècle, et se maintient surtout dans les actes officiels pour les seigneurs justiciers (Haut et puissant seigneur, Messire…).
mestrise jurée – maîtrise jurée
129/28 – Corporation d’artisans
129/29 – Les corporations apparaissent au XIème siècle, mentionnées dans les chroniques du Moyen Age, organisées en corps de métiers d’artisans ou de commerçants, pourvus du privilège exclusif de leur profession et de règlements fermés pour une hiérarchie d’apprentis, de compagnons et de maîtres ; leurs métiers étant couramment appelés « métiers jurés », terme lié au serment « jurement » imposé à leurs membres.
Ces corporations dites « maîtrises jurées » dirigées dans chacune d’elles, par un juré d’où leur nom, en se développant dans les villes marchandes, se sont vues reprocher à la fois, l’augmentation du prix des produits finis, attribuée aux abus financiers constatés en leur sein et, la rigidité de leurs règlements freinant la croissance économique ; ces reproches serviront de prétexte au pouvoir royal successif, en manque d’argent frais pour les guerres, à la pression fiscale sur les corporations et à la création des communautés de métiers concurrentes.
mesture
152/32 – mot d’ancien français, mouture de blé, moitié seigle, moitié froment (Paleo 1594).
méteil, mesturre
135/31 – mélange de seigle et de froment semés et récoltés ensemble.
141/24 – Mélange de céréales, le plus souvent seigle et froment et parfois sarrasin. Les traités d’agriculture anciens nous disent que le méteil fournit une masse en grains supérieure à celle qu’aurait donnée, cultivée isolément, chacune des céréales qui le composent. Suivant que le seigle ou le froment domine dans le mélange, celui-ci est qualifié de gros ou de petit méteil.
métiers réglés
129/29 – Les communautés de métiers trouvent leur origine dans l’ordonnance d’Henri IV d’avril 1597, qui en renouvelant celle d’Henri III de décembre 1581 (visant entre autres l’interdiction du travail libre), prévoit, malgré l’hostilité acharnée des corporations, la création de maîtrises concurrentes de même hiérarchie pour tous les métiers non encore pourvus.
La principale évolution est introduite durant le règne de Louis XIV, par Colbert, qui dans le but de simplifier et d’uniformiser le commerce, charge le négociant parisien Savary, d’élaborer le texte de l’édit du 13 mars 1673 (dit indifféremment code marchand ou code Savary), imposant, après consultation des communautés existantes et des autorités compétentes, la généralisation dans les villes des communautés de métiers, ces derniers devenant des « métiers réglés » au statut officiel échappant au régime corporatif ; la création d’une maîtrise de métier était conférée sous la forme de lettres de maîtrise concédées fiscalement par le pouvoir royal, suivies du serment à prêter par le postulant devant la municipalité du lieu de son installation, qui lui dressait un procès-verbal de réception ; exemples en la ville de Périgueux, ancienne série HH 12 (cote AD24 : E DEP 5114).
métive – mestive
134/17 – Période qui va de la Saint Jean d’été à la Saint Martin (juin – 11 novembre) pendant laquelle on engage les journaliers pour les gros travaux de récolte, de moisson plus particulièrement.
métivier (métier)
134/17 – Moissonneur. Patronyme répandu.
méture – mesture – méteil
83/9 – Mélange de froment et de seigle semés dans la même parcelle.
meulier – moulier (métier)
CC11/9 – Tailleur de meules.
meyrandier – mérandier
114/33 – Fabricant de merrain (bois de chêne débité en planches destinées à la tonnellerie).
milice provinciale – milice royale
94/10 – Les guerres de Louis XIV, grandes dévoreuses d’hommes, font tarir l’enrôlement. Pour réserver les recrues au combat Louvois a recours, à l’occasion de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, à une formation paramilitaire, la milice royale. Ces corps d’auxiliaires ont pour tâche de garder et d’entretenir les forteresses, les places fortes et les premières casernes dont la construction commence, d’accompagner les convois de ravitaillement et de prisonniers, de surveiller les Nouveaux Convertis toujours soupçonnés d’intelligence avec l’ennemi protestant. Comme les impôts royaux la milice est, en principe, temporaire. Elle apparaît, disparaît, réapparaît avec des modifications au gré d’une politique étrangère belliqueuse. L’idée d’un service militaire est en gestation.
111/33 – Créé en 1688 la milice a servi de force d’appoint a l’armée régulière ; chaque paroisse, devait fournir le nombre d’hommes aptes à porter les armes, fixé par les Intendants, sur la base : taille 5 pieds (1,62 rn), âge de 20 à 40 ans, célibataire ou marié sans enfant.
139/31 – La milice provinciale (dite aussi milice royale) a été créée par Louvois en 1688, lors de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, pour servir d’appoint à l’armée régulière en temps de guerre ; chaque paroisse devant fournir un certain nombre d’hommes, célibataires ou mariés sans enfant, âgés de 20 à 40 ans.
À partir de 1726, cette milice est devenue une armée de réserve en temps de paix.
146/30 – La milice royale, dite aussi milice provinciale, était une unité supplétive servant de force d’appoint à l’armée régulière durant les guerres, qui a été créé lors de la guerre de la Ligue d’Augsbourg en 1688, avec la mobilisation dans chaque paroisse, d’un certain nombre d’hommes célibataires ou mariés sans enfants, âgés de 20 à 40 ans ; cette milice royale a été abolie en 1791.
CC11/11 – En 1688, apparaît une institution d’importance : la milice, armée de seconde ligne, destinée à soutenir l’armée d’active. Par ordonnance du 28 novembre 1688, chaque groupe de 50 paroisses suffisamment fortes doit fournir 50 hommes pris parmi les célibataires de 20 à 40 ans, au choix de chaque paroisse et équipés par elle, pour servir pendant 2 ans. En 1691, le tirage au sort remplace la désignation par les paroisses.
ministre du culte
87/6 – Nom officiel des pasteurs protestants encore couramment utilisé en pays cévennol.
mogettes – mojettes – mongettes
83/9 – Phaseolus vulgaris, légumineuse, sous-espèce de haricot blanc à gros grains blancs.
monceau (le)
83/8 – Voir la pile
monitoire
72/8 – Lettre d’un religieux, invitant tous ceux qui sont au courant d’un fait dont l’auteur est inconnu, à venir révéler ce qu’ils savent, sous peine de sanctions.
monsieur
92/6 – À la Cour, « Monsieur» est donné au frère du Roi : François d’Alençon, duc d’Anjou, frère de Henri III héritier présomptif de la Couronne et grand négociateur pendant les guerres de Religion, Gaston d’Orléans frère rebelle de Louis XIII, Philippe, aussi duc d’Orléans, frère de Louis XIV.
Au cours du XVIIIème Monsieur suivi d’un titre ou d’une fonction, tend à remplacer Messire : Monsieur le Curé au lieu de Messire le Curé.
mosnier – musnier – monier – molinier – moulinier (métier)
CC11/9 – Meunier.
moulier
26/36 – venant du vieux français molhèr, dérivé lui-même du latin « mulier » signifiant épouse.
moulier (métier)
CC11/9 – Fabriquant de moules pour les boutons.
moulin
96/4,5 – voir bladier , fromental , segalard , olier.
moutonnier (métier)
CC11/9 – Marchand de moutons.
mouvance
119/14 – Supériorité d’un fief dominant à l’égard d’un autre qui en relève (dictionnaire de Furetière 1690).
mucilage
138/4 – C’est un corps gluant et espaist ainsi nommé parce qu’il ressemble à de la morve. Il se fait avec des racines et semences [graines] pilées au mortier, infusées en eau chaude, cuites et coulées à travers une forte toile. Les mucilages entrent en la composition de la plus-part des emplastres. On fait aussi des mucilages avec des gommes et des fruits, comme coings, figues, gomme arabique, colle de poisson, etc.
naturalité
90/8 – Ancien terme de la Chancellerie conférant la naturalisation.
ne
116/29 – Conjonction négative d’ancien français devenue en français actuel « ni ».
nedeyer (métier)
CC11/9 – Employé chargé de nettoyer la maison du Consulat.
noix de galle
138/4 – C’est le fruit d’un certain chesne nommé robur, rouvre . Cet arbre est diffèrent des grands chesnes qu’on nomme quercus . Neantmoins Matthiole & Dioscoride disent que tout arbre qui porte gland, produit aussi la galle , dont il y a deux espèces. L’une s’appelle omphacite , c’est à dire, aigrette & non meure, laquelle est petite, froncée, ridée, ferme & solide, & sans trous. L’autre sorte est unie, polie & lissée. Celle-cy est la moindre. Elles sont toutes deux astringentes. On tient que la gale croist toute entière en une nuit. C’est ce fruit qui fait la grande noirceur de l’encre. Il s’en fait grande consommation par les teinturiers pour teindre en noir.
[En fait, la galle du chêne est provoquée par le cynips qui dépose ses œufs dans la feuille.]
nore
77/19 – Bru. En occitan c’est le mot utilisé et aussi bien les prêtres que les notaires n’utilisent pas d ‘autre mot pour désigner la femme du fils.
87/21 – Pièce rapportée, la bru s’appelle la nore. « Partir ou entrer nore » se dit quand l’épousée s’installe chez ses beaux-parents, trop souvent pour devenir la première servante de sa belle-mère. Inversement le marié peut « partir ou entrer gendre » chez ses beaux-parents pour en devenir également le premier domestique.
notaire
130/2 – Titulaire d’un office, acheté ou transmis héréditairement, lui permettant de recevoir des actes. L’ordonnance d’Angoulême, signée par François 1er, met les notaires dans l’obligation de rédiger, en français, les actes originaux (minutes conservées aux archives) et d’en assurer la copie authentifiée (la grosse conservée dans les familles).
notaire apostolique
94/18 – sont autorisés à rédiger des actes à caractère ecclésiastique en vertu de l’édit de juillet 1682. Le même édit interdit aux Protestants de prétendre à la charge de notaire.
nouveaux convertis
87/6 – Nom donné sous Louis XIV aux protestants qui ont abjuré. Pour obtenir des résultats rapides le pouvoir royal crée une « caisse de conversion » destinée à financer les primes accordées à ceux qui abjurent.
o
108/32 – Préposition d’ancien français, signifiant avec (à).
obiit
91/6 – En marge d’un acte de baptême qui indique que l’enfant est décédé peu après sa naissance (latin obivit « il est mort »).
obit
91/6 – service anniversaire pour le repos de l’âme d’un défunt. Les obits sont « fondés » au profit d’une église paroissiale ou d’une communauté religieuse. Ils prévoient le versement d’une rente périodique au profit de l’institution chargée de dire la messe commémorative. Les contrats d’obit sont passés par-devant notaire et certains registres paroissiaux, comme ceux de Chantérac, les mentionnent.
obrier de seda (métier)
CC11/9 – Ouvrier travaillant la soie.
office
96/15 – Du latin officium qui signifie, selon le dictionnaire Gaffiot, service, devoir d’une fonction à titre public ou privé.
officiers de justice
96/16 – voir procureur, procureur d’office, procureur fiscal, procureur du roi, procureur général, avocat en parlement, avocat du roi, sergent royal, huissier, lieutenants généraux, lieutenant civil, lieutenant criminel, praticien, exempt.
officier de santé
25/7 – en vertu de la loi du 19 ventôse an XI (1803), c’est un médecin dont les études courtes ne sont pas sanctionnées par le titre de docteur. Il ne peut s’établir que dans le département où il a été reçu et ne peut pratiquer de grandes opérations que sous la surveillance d’un docteur en médecine. Cette fonction sera supprimée en 1892.
CC11/9 – Médecin.
ola – l’oule
107/2C – la marmite où les châtaignes pelées sont chauffées dans un peu d’eau.
olier (métier)
CC11/9 – Potier ou marchand d’huile.
olier (moulin)
96/5 – Moulin à huile.
oncle – tante
77/19 – Cela peut indifféremment désigner le frère ou la sœur d’un des parents que le second époux lors d’un remariage. Il faut parfois faire preuve de beaucoup de perspicacité avant de comprendre que « oncle » et » neveu » n’en sont pas réellement. Les adresses indiquées peuvent nous aider : quand tout le monde habite la même maison il peut s’agir de faux parents.
oncles bretons
87/21 – cousins germains des parents.
oncques
CC16/45 – Jamais, en un temps quelconque, depuis toujours.
onguent gris – onguent napolitain
138/4 – Préparation pharmaceutique plus consistante qu’une pommade, dont l’excipient est généralement constitué de résines et/ou de corps gras, donnant à la préparation sa consistance particulière.
L’onguent gris renferme du mercure et de l’axonge [saindoux] il est utilisé essentiellement comme antiparasitaire et antisyphilitique. Il était utilisé en application le soir, suivie d’un savonnage le lendemain matin.
ordonnance
87/4 – Grand règlement général regroupant un nombre élevé de sujets différents, comparable à une série de circulaires.
oreilleur – aureilleur – faiseur d’oreilles (métier)
CC11/9 – Fabriquant de versoirs de charrues.
oyer – oier (métier)
CC11/9 – Marchand d’oies.
pagarminier (métier)
CC11/9 – Fabriquant de parchemin.
pages (métier)
CC11/9 – Paysan.
pain bénit
143/11 – Apporté comme une offrande par les fidèles et bénit par le prêtre célébrant, puis consommé au moment de sa distribution et partagé, ou bien ramené à la table du foyer familial. Le pain bénit n’est en rien du pain consacré, l’hostie qui devient véritablement le corps du Christ vivant et est administrée en tant que sacrement lors de la Communion. C’est pourquoi le pain bénit n’est qu’un sacramental mineur c’est-à-dire un rite de sanctification pour obtenir un effet spirituel. Ce n’est en aucun cas un sacrement.
pairol
Voir peyrol
palice
151/10 – terme de jardinage. Étendre et fixer contre une muraille ou un treillage les branches d’un arbre dont on veut faire un espalier (DAF 1835).
palisson
107/7 – Petite corbeille en paille pour porter la pâte à pain au four.
pallerier (métier)
96/5 – Rempailleur.
pangoucier – fournier – fornier – forniera (métier)
96/5 – Boulanger.
papiste
87/6 – Terme péjoratif utilisé par les protestants pour désigner les catholiques soumis à l’autorité pontificale.
paragogique (lettre , particule)
DAF 1835 – Il se dit de la lettre ou de la syllabe ajoutée à la fin d’un mot.
37/221 – En ancien occitan, les prénoms de personnages importants étaient précédés de la particule en pour les hommes et na pour les femmes. Produits d’une évolution phonétique antérieure, ces mots devaient encore subir quelques avatars au cours des siècles. C’est ainsi, par exemple, que si en et na demeuraient intacts devant les prénoms dont la lettre initiale était une consonne, ils devenaient simplement n devant ceux dont l’initiale était une voyelle. On trouve donc dans les actes, par exemple, n’Alaiz ou n’Arsende pour des dames et n’Aimeric ou n’Iter pour des hommes. (…) .Ce N -paragogique donc- était détaché par un accent du prénom suivant dans les documents. Mais à l’ouïe il était perçu comme soudé à la voyelle suivante et donc comme faisant corps avec le prénom . L’origine de ces particules et de leur emploi se perdît progressivement. Mais il est possible de relever encore en des écrits postérieurs de plusieurs siècles des prénoms ainsi formés. J’en ai relevé pour ma part quelques-uns que je donne à titre d’exemple : Neymard Marchinot le 28 février 1691 ; Nalhias Rey, meunier de Quinsac, inhumé le 25 juin 1693 ; Nalhias Durieupeyroux le 23 mars 1695 ; Nalhias Baylet le 08 novembre 1748 et même un demi-siècle plus tard Nalhias Lagarde le 28 pluviose 1794. J’aimerais savoir si cette tradition a dépassé la Révolution et la région de Quinsac-Villars où j ‘ai puisé ces restes.
parâtre – oncle
87/21 – Nom donné au beau-père au sens de second époux de la mère, celui qui a remplacé le père défunt. Il tient souvent la place de tuteur
parfournir
151/10 – Fournir en entier, achever de fournir (DAF 1798).
parlement de Bordeaux
96/15 – Institué en 1462, le parlement de Bordeaux est, comme ses confrères, une cour souveraine qui juge en appel au nom du roi, en dernier ressort. Les paroisses dépendantes de la sénéchaussée d’Angoulême relèvent de la juridiction du parlement de Paris.
paroisse (impôts)
89/10 – La paroisse est une unité fiscale, la collecte, pour la perception des impôts royaux.
parpaillot
87/6 – Terme populaire, injurieux, utilisé par les catholiques pour désigner les protestants comparés à des papillons attirés par la mauvaise lumière.
partir
151/29 – partager en parts.
pas du roi
96/4 – Passage laissé pour la navigation fluviale.
passage passager passéger
15/12 – Passage : droit qu’on paye pour faire une traversée, pour passer une rivière, un pont.
Passager ou passéger: exécuter des passages (Larousse pour Tous avant 1914).
passe-volants – rouleurs
94/8 – Il existe des hommes qui, pour quelques sous, ne figurent qu’aux revues et qui, sitôt après avait touché une avance sur « l’argent du roi » , disparaissent sans avoir rejoint leur compagnie. Certains « rouleurs » s’engagent ainsi dans cinq ou six régiments de suite. Le phénomène affecte d’ailleurs toutes les armées d’Europe.
pasteur
87/6 – Nom donné aux ministres du culte protestant.
Dans les textes anciens les prêtres catholiques sont également souvent qualifiés de pasteurs au sens de chefs du troupeau des fidèles, en référence au Bon Pasteur des Evangiles.
patenostrier (métier)
CC11/9 – Fabriquant de chapelets.
paulette (offices notariaux)
96/15 – La vénalité et l’hérédité des offices règlent le recrutement des magistrats. Depuis François 1er, les offices de judicature vacants ou nouvellement créés sont vendus.
L’hérédité est établie en 1604 par une mesure générale proposée par un secrétaire d’Henri IV, Charles Paulet d’où le nom de Paulette donné au système. Moyennant paiement au trésor royal d’un droit annuel équivalent au soixantième du prix de la charge, le titulaire a la garantie que ses héritiers peuvent lui succéder. S’il n’en a pas, le magistrat peut, par testament, désigner son successeur, gendre, neveu, frère, cousin ou fils d’un ami (droit de résignation). Des garanties d’âge et de capacité sont néanmoins exigées : 25 ans, la licence ou le doctorat en droit. En fait les dispenses d’âge sont facilement accordées et les examens ont la réputation d’être peu sérieux. Ainsi, le recrutement se fait par cooptation et échappe au roi qui ne peut révoquer un magistrat propriétaire de sa charge sans lui rendre son argent, les finances de la monarchie ne rendent jamais la chose possible.
paumier (métier)
CC11/9 – Fabriquant de balles pour le jeu de paume ou tenancier du jeu de pomme.
peigneur de chanvre ou de laine (métier)
137/32 – Artisan qui démêlait cette fibre textile, avec de gros peignes.
CC11/9 – cardeur.
pelhier – polhier (métier)
CC11/10 – Chiffonnier, en occitan peliaïre.
pelletier (métier)
CC11/10 – Tanneur, fourreur.
penhador (métier)
CC11/10 – Peintre.
peschador (métier)
CC11/10 – Pécheur.
petitoire
151/10 – Terme de Jurisprudence. Il se dit en parlant d’une demande faite en justice, pour être maintenu ou rétabli dans la propriété d’un bien immobilier (DAF 1835).
petits pois noirs
107/7 – Lentilles.
peyrier (métier)
CC11/10 – Maçon tailleur de pierre.
peyrol – peirol – pairol
107/7 – Grand chaudron tripode en fonte, très lourd, muni de deux anses, parfois équipé d’une bonde (le couladou ou le pissadou) . Il servait à cuire l’alimentation des animaux (la bacade) ou à chauffer de grandes quantités d’eau.
peyrolier (métier)
CC11/10 – Chaudronnier.
pezille
141/24 – Sorte de pois, pas très gros.
picotin (mesure de surface)
28/95 – Question de Jean BERNARD : trouvé sur un acte de 1691: « le picotin mesure de Mauriac » (Chateau de Mauriac, commune de Douzillac), à quoi correspond cette mesure ? Réponse du président : un picotin = 1a 60ca.
31/54 – Le picotin valait environ 180 m2 et correspondait à la surface qui pouvait être ensemencée par un picotin de froment de 4 à 5 litres. Mesure qui peut varier d’un canton à l’autre.
pile (la) – monceau (le)
83/8 – Quand les récoltes sont entassées, mises en pile, « sur le linceul» (nom donné au drap de toile), le propriétaire retire ce qui est nécessaire aux semences ce qui sert à payer la rente due au seigneur du lieu ce qui sert à payer en nature le forgeron, le médecin à bœufs (vétérinaire)et le faiseur d’araires.
Ces prélèvements faits, le reste de la « pile » est partagé en deux lots égaux. Auparavant les collecteurs des dîmes sont venus prendre la part du clergé même si les contrats n’en parlent pas.
pinchinat
114/24 – Étoffe de laine fabriquée à Rouen.
pintier (métier)
CC11/10 – Fabriquant de pintes ou de cruches d’étain.
pissadou
107/7 – Voir couladou
plieuse de morts (métier)
CC11/10 – Ensevelisseuse.
plumetif – plumes communes
107/7 – Petites plumes tout venant des poules. Elles passaient à travers l’enveloppe et piquaient le dormeur.
poirrée
151/6 – poirée , comme du cidre mais fait avec des poires.
poix
138/5 – Les médecins appellent poix navale , celle qui est raclée des vieux navires, & qui a acquis une vertu astringente par le moyen de l’eau de la mer. On s’en sert à faire des emplastres. On y adjouste quelquefois du sel commun & de la résine.
Pour les affections externes, elle pouvait s’employer en pommade, ou en teinture après l’avoir délayée dans de l’eau de vie.
portion congrue
91/8 – Du latin congruus : convenable, suffisant. Les curés (décimateurs) ne reçoivent pas leur tiers de dime directement (comme de droit) mais par l’intermédiaire de gros décimateurs (auxquels appartiennent les titres primitifs des paroisses) qui leur reversent sous forme de pension ou salaire minimum appelé portion congrue. Au cours du XVIIème une série de déclarations royales garantit aux curés et à leurs vicaires cette portion congrue.
poudrier (métier)
CC11/10 – Gardien du dépôt de la poudre à canon ou à fusil.
pouillé
92/5 – registre inventaire des seigneuries ecclésiastiques (abbayes, chapitres, évêchés) qui contient la composition des biens et les charges qui pèsent sur les tenanciers.
pourquatier (métier)
CC11/10 – Marchand de porcs.
pradelle
151/6 – petite prairie
pradier (métier)
CC11/10 – Possesseur ou tenancier d’un pré (prad).
praticien (métier)
96/16 – Sans charge officielle, ayant des connaissances juridiques, il conseille le public. C’est souvent une étape vers la magistrature.
113/30 – Personne ayant la connaissance du droit sans en avoir les diplômes (en 1684).
130/2 – Professionnel du droit formé par la pratique, souvent clerc d’un notaire ou d’un procureur qu’il assistait.
135/16 – Selon l’Encyclopédie de Diderot, 1ère édition, tome 13 :
Quand on parle d’un praticien simplement, on entend quelqu’un qui n’a d’autre emploi que celui de postuler dans quelque justice sous un officier public ; on comprend aussi sous ce terme les clercs des procureurs, ceux des greffiers & huissiers. Il fallait avoir été clerc (ou praticien) pendant 10 ans, pour accéder par exemple aux charges de procureur. C’est aussi celui qui connaît la manière de procéder en justice. Il fut l’objet de nombreuses railleries : « Lorsqu’on vit naître des praticiens et des jurisconsultes, les pairs et les prudhommes ne furent plus en état de juger », MONTESQUIEU, Esprit des lois. XXVIII, 42 .
Il s’est dit de tous ceux qui s’occupaient d’affaires juridiques, procureurs, avocats, greffiers.
« Il y avait entre eux des distinctions extérieures qui empêchaient qu’on ne prît la femme du praticien pour celle du magistrat » , LA BRUYERE, VII .
« Je l’attends à cette petite formalité, s’il l’oublie… il perd sa somme, ou il est incontestablement déchu de son droit… voilà ce que j’appelle une conscience de praticien », LA BRUYERE, XIV .
« On faisait comme ce praticien à qui on produisait une fausse obligation; il ne s’amusa point à plaider, il produisit sur-le-champ une fausse quittance » , VOLTAIRE, Mœurs, Introduction, Des miracles
CC11/10 – Personne ayant des connaissances en droit sans avoir de diplômes.
prélation (droit de)
92/12 – Terme des pays de droit écrit; ailleurs on dit retrait féodal (également employé par des notaires périgourdins). Droit qu’a le bailleur d’être préféré à tout autre dans l’acquisition des biens que le preneur veut aliéner. Ce droit, considéré comme une entrave à la libre propriété, est unanimement condamné dans les cahiers de doléances.
présidial , présidiaux
43/50 – Pour abréger la longueur des procès traités par la sénéchaussée , Henri II créa en 1552 des tribunaux intermédiaires appelés présidiaux. Ces présidiaux avaient une juridiction civile et criminelle et jugeaient les affaires de modeste importance. Le Présidial de Périgueux fut établi par édit du Roi, le 24 octobre 1552.
96/15 – Créés en 1552 par Henri II, jugent en première instance mais sans appel quand les intérêts ne dépassent pas 250 livres de capital et 10 livres de rente, somme portée à 2000 livres en 1774.
Les présidiaux de Bergerac et de Sarlat sont supprimés en 1560 ; le présidial de Sarlat est rétabli en 1641 alors qu’est créé celui de Libourne. Le ressort de celui de Périgueux s’étend donc à toute la sénéchaussée de Bergerac ainsi que sur la partie de celle de SaintYrieix dépendant de la province du Périgord.
prévention (droit de)
96/15 – Les juridictions seigneuriales survivance de la féodalité ne sont plus à la fin du XVIIIème qu’un moyen de domination économique. Les juges seigneuriaux n’interviennent guère que pour sanctionner les manquements aux droits des seigneurs. Les demandeurs peuvent choisir la justice royale de préférence à la seigneuriale (droit de prévention).
prévot
47/47 – Nom donné autrefois à certains magistrats ou officiers chargés d’une juridiction, ou préposés à une haute surveillance. (Littré).
108/32 – En religion, supérieur de certains ordres.
prins , prinses
114/33 – altération fréquente de « pris » (prendre).
150/32 – Adjectif d’ancien français devenu pris prises.
prise
Voir tenure
procureur
96/16 – Officier établi pour agir en justice au nom de ceux qui plaident en quelque juridiction. Le procureur simple prépare les dossiers pour les particuliers mais ne plaide pas.
procureur d’office (procureurs seigneuriaux)
96/16 – Il a les fonctions du ministère public dans une moyenne et basse justice.
procureur du roi – procureur général
96/16 – chargé des intérêts du roi et du public dans le ressort d’une cour souveraine, lors des procès publics.
procureur fiscal (procureurs seigneuriaux)
96/16 – Sa mission consiste au recouvrement des sommes dues au roi, au seigneur ou à un particulier. L’arrêt du 20 mars 1629 (Louis XIII) a interdit aux procureurs d’office de prendre la qualité de procureur fiscal.
131/8 – Magistrat chargé de la sauvegarde et de l’administration des droits seigneuriaux dans les juridictions rurales, la justice faisant partie des droits seigneuriaux.
procureur général
96/16 – Voir procureur du roi
proparlé/ée
116/29 – Terme jadis couramment employé par les notaires dans les contrats de mariage, pour désigner les fiancés « engagés par parole » : le (la, les) proparlé (ée, és).
145/32 – Terme régional d’emploi courant par le passé, pour désigner dans les contrats de mariage, les fiancés avant leur bénédiction nuptiale, de même qu’un futur mariage.
protestant
87/6 – Vient de l’attitude de protestation adoptée par les partisans de Luther contre l’empereur Charles Quint, quand il affirma, à Spire, en 1529, sa volonté de maintenir l’unité catholique du Saint Empire romain germanique en luttant contre l’hérésie luthérienne condamnée par la papauté en 1521.
protestation
123/11 – Conversion du catholicisme au protestantisme.
protonotaire
108/32 – Prélat chargé de la fonction de notaire et de rang le plus élevé après les évêques.
purger
107/31 – En droit « libérer un bien des charges qui le grèvent (hypothèques, privilèges … ) ».
quarteron – carteron
135/31 – Désigne, entre autres, le trimestre en occitan, et ici par extension le paiement annuel en quatre échéances fixées le jour de certaines fêtes religieuses.
raffiez – rafier
147/31 – En occitan le marchand ambulant.
ras – raze
114/24 – Étoffe croisée et unie de laine ou de soie dont le poil ne paraît pas.
ratine (de Mazamet)
114/24 – Étoffe de laine croisée dont le poil frisé est tiré en dehors et fixé de manière à former comme de petits grains.
recrubidor – recouvreur (métier)
CC11/10 – couvreur.
rédemption
141/30 – Rachat, du latin ecclésiastique redemptio (racheter)
redon
114/24 – Poudre donnée par les feuilles séchées du sumac, arbre méditerranéen ; elle servait à tanner le cuir.
réforme
87/6 – Ensemble des courants chrétiens ayant rompu avec l’Église romaine pour donner naissance au protestantisme au cours du XVIe siècle.
réformés
87/6 – En France, le terme désigne plus spécifiquement les calvinistes.
réfractaires – insoumis
99/12 – l’insoumission est un refus d’incorporation ou un refus des obligations militaires d’un conscrit convoqué à une date donnée pour rejoindre un corps d’affectation et dont on constate l’absence. Dans le « Dictionnaire de la Grande Guerre » de Jean-Jacques Becker, le terme réfractaire correspond à une expression en usage au XIX » siècle remplacé sous la Troisième République par celui d’insoumis. Le régime particulier des réfractaires a été aboli par les lois de mars 1818 et de mars 1832, même si le mot est resté employé plus longtemps.
152/17 – ceux qui refusent de rejoindre leur corps d’affectation.
refuge
87/6 – Les Réformés qui choisissent l’exil sont accueillis dans les pays protestants (Angleterre, Provinces-Unies, Allemagne) qui forment les pays du Refuge.
regain
83/9 – Nom donné à la seconde coupe des prairies naturelles.
régent – régent abécédaire (métier)
CC11/10 – Maître d’école.
registres de catholicité
69/4 – Registres de baptêmes, mariages et sépultures, tenus par les prêtres curés, à partir du Concordat. Cette convention importante, conclue entre Bonaparte et le pape Pie VII le 15 juillet 1801 a permis de mettre un terme à l’anarchie qui régnait depuis la Révolution dans l’Église.
règle de fer
83/8 – Voir reille.
régnicole
90/8 – Ancien terme juridique (du latin regnicolae) désignant tout Français naturel (aux lois du royaume), qui permettait de plaider sans donner de caution, de succéder et de disposer de ses biens par testament, ainsi que de posséder des offices et des bénéfices dans le royaume.
regrattier (métier)
CC11/10 – Petit marchand détaillant.
reille – reilhe
83/8 – Soc triangulaire de l’araire appelé aussi règle de fer.
reintegrande
151/10 – Terme de droit canonique. Rétablissement dans la jouissance d’un bénéfice ou d’un bien dont on avoit été dépossédé (DAF 1798).
reintegrer
151/10 – Il n’est en usage qu’en termes de jurisprudence. Remettre, rétablir quelqu’un dans la possession d’une chose dont il avoit été dépouillé (DAF 1798).
relaps
87/6 – Retombé dans l’hérésie après l’avoir abjurée.
relevailles
143/9 – Cérémonie d’action de grâces lorsqu’une femme retourne à l’église pour la première fois après ses couches. Elle se tient à genoux avec un cierge allumé et le curé fait sur elle une aspersion.
Cette cérémonie rappelle la visite de la Ste Famille au Temple de Jérusalem pour la Présentation de Notre Seigneur et la Purification de la Vierge Marie.
relicte – relite
77/19 – Désigne la femme veuve
87/21 – Veuve épousée en secondes noces.
reloger (métier)
CC11/10 – Horloger.
reparon – toile de reparonne
114/24 – La partie la plus grossière de la filasse du lin (terme en usage dans l’ouest).
repertion
142/32 – Répartition ou inventaire.
réserve
99/12 – Partie des forces militaires qui n’est pas maintenue sous les drapeaux mais qui peut y être rappelée.
réserve (la)
83/8 – Héritage de la réserve du château-fort. C’est la partie du domaine que le propriétaire fait cultiver par des salariés (journaliers, laboureurs). Il s’en réserve les productions soustraites au partage, l’autre partie du domaine est confié au métayer et les récoltes sont partagées suivant certaines modalités.
résignation (droit de)
96/15 – Depuis François 1er les offices de judicature vacants ou nouvellement créés sont vendus. L’hérédité est établie en 1604 par une mesure générale proposée par un secrétaire d’Henri IV, Charles Paulet d’où le nom de Paulette donné au système. Moyennant paiement au trésor royal d’un droit annuel équivalent au soixantième du prix de la charge, le titulaire a la garantie que ses héritiers peuvent lui succéder. S’il n’en a pas le magistrat peut, par testament, désigner son successeur, gendre, neveu, frère, cousin ou fils d’un ami (droit de résignation).
retrait féodal
voir « prélation (droit de) »
rhabillement
96/4 – voir Habillage
rhabilleur d’os
77/19 – Celui qui prépare les morts.
rogations
143/10 – Prières publiques accompagnées de processions que l’Église fait pour obtenir de bonnes récoltes, pendant les trois jours qui précèdent la fête de l’Ascension.
romier – romieu – romeu (métier)
CC11/10 – Pèlerin (celui qui va à Rome).
roquille
107/7 – Mesure de capacité valant le quart du setier soit environ 12 cl ; une bouteille de cette capacité.
roudier (métier)
CC11/10 – Charron, fabriquant de roues (rodias).
roue par-dessous
96/4 – Type le plus ancien de roue verticale accolée au moulin. L’eau arrive par-dessous la roue et vient pousser les pales ou aubes. C’est la vitesse et la pression de l’eau qui font tourner la roue.
roue par-dessus
96/4 – L’eau vient remplir des bacs ou augets situés sur le pourtour de la roue. C’est le poids de l’eau qui fait tourner la roue.
rouisseur (métier)
CC11/10 – Ouvrier faisant rouir le chanvre en l’immergeant pour séparer les fibres.
rouleurs
94/8 – Voir passe-volants.
sabatier (métier)
CC11/10 – Savetier.
saintes huiles (les)
143/11 – Trois sortes d’huile sainte sont utilisées dans la liturgie catholique :
-l’huile des exorcismes ou des catéchumènes (oleum catechumenorum ou encore oleum sanctum ) ;
-l’huile des infirmes ou des malades (oleum infirmorum ) ;
-le saint chrême (sanctum chrisma ), pour l’onction lors du baptême, de la confirmation, de l’ordination.
Ces huiles sont consacrées par l’évêque lors de la messe chrismale célébrée dans chaque diocèse lors de la semaine sainte. Elles peuvent être conservées dans un coffret ou dans une armoire.
saintier – senhier (métier)
CC11/10 – Fondeur de cloches.
salinier (métier)
CC11/10 – Marchand de sel.
sargeur – sargetier – sergeur
106/26 – tisserand de serge (lo sarja/sarga) étoffe commune de laine croisée qui habillait le monde des travailleurs et la troupe.
129/21,21 – fabricant de serge ; il ne peut pas posséder de métier à drap.
129/21,28 – fabricant de serge, tissu serré en laine
CC11/10 – Fabriquant de serge (tissu de laine).
sartre (métier)
CC11/10 – Tailleur.
segalard (moulin)
96/5 – Moulin à seigle ou mesture pour la farine noire ou grise (on dit aussi « molin negre »).
seigle
141/24 – Céréale des sols pauvres et froids.
seigneur
92/6 – Propriétaire d’un fief ou d’une terre auxquels sont attachés des droits héréditaires. Les nobles, hauts et puissants seigneurs ont droit de justice.
seigneurie
119/14 – Terre d’un seigneur dont relèvent d’autres fiefs et censives (dictionnaire de Furetière 1690).
seinturier (métier)
CC11/10 – Fabriquant de ceintures ou de baudriers.
selier – celier (métier)
CC11/7 – Fabriquant de selles.
sénéchal
87/4 – En cette fin XVI » siècle, l’ordre de démolition de La Roque-Saint-Christophe est transmis suivant une hiérarchie encore féodale. Il part du sénéchal, officier royal d’épée choisi dans la noblesse ancienne. A la tête de la sénéchaussée, circonscription judiciaire et administrative, le sénéchal a la charge de réunir le ban et l’arrière ban des possesseurs de fiefs, les sieurs gentils hommes.
sénéchaussée
43/50 – La sénéchaussée était le tribunal analogue au bailliage dans certaines provinces (Poitou, Périgord , Saintonge) avec une autorité étendue sur de plus vastes territoires. Elle traitait des affaires de justice et de finances. La sénéchaussée du Périgord fut placée dans le ressort du parlement de Bordeaux en 1 462. Pour abréger la longueur des procès, Henri II créa en 1552 des tribunaux intermédiaires appelés présidiaux. Ces présidiaux avaient une juridiction civile et criminelle et jugeaient les affaires de modeste importance. Le Présidial de Périgueux fut établi par édit du Roi, le 24 octobre 1552.
87/4 – Circonscription judiciaire et administrative.
96/15 – Jugent en première instance les causes civiles et criminelles : au nombre de trois dans le futur département de la Dordogne. Sur les confins, certaines paroisses relèvent : -à l’ouest, des sénéchaussées d’Angoulême ou de Saintes , – à l’est, des sénéchaussées du Limousin (voir carte dans le bulletin 96).
129/28 – Ancienne juridiction territoriale.
serge
106/26 – Étoffe commune de laine croisée qui habillait le monde des travailleurs et la troupe. D’où l’expression : far de sarga, faire de la mauvaise besogne, faire un mélange.
114/24 – Étoffe commune de laine qui est croisée, utilisée par la troupe
129/21 – Étoffe commune de laine qui est croisée. Destinée à la troupe et aux travailleurs manuels, elle est faite de laines médiocres à bon marché.
sergent royal – sergent seigneurial
26/42 – Officier de justice chargé de signifier les exploits, les assignations de faire les saisies, d’arrêter ceux contre lesquels il y avait prise de corps (à peu l’équivalent de nos huissiers actuels).
96/16 – Chargé de faire appliquer les sentences de justice, les poursuites et les saisies.
131/8 – Officier de justice chargé des poursuites judiciaires.
131/31 – Officier de justice qui était chargé des poursuites et des saisies.
sergeur
106/26 – 129/21,28 – Voir sargeur – sargetier
sertiorer
114/33 – Rendre plus certain, renseigner (du verbe d’ancien français « certiorer »).
service du Roy
CC11/11 – Au XVIIème le service du Roy n’est qu’une sorte de service militaire avant la lettre. Le roi a besoin de troupes nombreuses pour assurer sa gloire et défendre son royaume ou s’imposer au dehors. Les régiments permanents recrutent dans les campagnes et certains jeunes gens s’engagent pour plusieurs années plutôt que de rester au pays avec pour seule perspective une vie de misère. Les familles nobles fournissent les officiers qui recrutent les plus « propres au service du roi » parmi les jeunes paysans sur leurs terres et les environs, c’est-à-dire les plus grands et les plus forts.
setier – cestier
135/31 – Ancienne mesure du grain, égale à 4 boisseaux d’une capacité chacun de 21,4 litres à Nontron.
siamoise
114/24 – Étoffe de soie et coton imitée de celle que les ambassadeurs de Siam avait offerte à Louis XIV. La soie fut remplacée par le lin qui donna toute satisfaction. Dès lors la siamoise se définit : toile chaîne lin, trame coton, avec fils teints. Spécialité des environs de Rouen.
sieur
92/6 – Propriétaire rentier qui a ajouté le nom d’une de ses terres à son patronyme. Sous l’Ancien Régime c’est un titre honorifique réservé à la bourgeoisie, gens de robe ou gens de commerce qui le font suivre du nom d’un de leurs domaines.
Au XIXème le terme se démocratise pour désigner tout comparant masculin dans les actes d’état civil ou les actes notariés.
134/14 – Formule de respect régulièrement employé dans les actes notariés et dans les registres paroissiaux pour les titulaires d’office et les bourgeois (« demoiselle » pour l’épouse). La coutume était d’y ajouter le nom d’un domaine pour se distinguer du « commun » et aussi d’une parenté homonyme. À l’instar des nobles, il arrive aux sieurs de signer du nom de leur domaine. Au XIXeme siècle, les notables, pour beaucoup leurs descendants, prennent l’habitude de porter un nom double en associant patronyme et toponyme avec ou sans particule (exemples : les généalogies de la sculptrice Jane POUPELET , du docteur VIAULT, de la familles DEBETS de LACROUSILLE).
sirventa (métier)
CC11/10 – Servante.
sive
42/22 – mot latin qui signifie « ou bien ».
sol
91/10 – Aire à battre ou à dépiquer le blé (du latin solum: surface plane et dégagée). En dérivent les patronymes DELSOL , DUSSOL(E) ou SOL(LE) ; et les toponymes Sol de la Dîme , Sol de l’Évêque, Sol du dixme .
soucher – suchier (métier)
125/28 – Les fabricants de sabots ont laissé leur empreinte dans plusieurs toponymes.
De l’occitan lo soc ou lo suoc le sabot d’où lo sochierou lo suchier, le sabotier (se rappeler que « o » se prononce « ou »).
137/32 – Mot qui désignait le plus souvent le sabotier en Périgord.
CC11/10 – Sabotier.
soulz
103/30 – Soulz désigne les sous ou sols . A l’époque (1537) 1 livre valait 20 sous, 1 sou 12 deniers.
souffletier (métier)
CC11/10 – Fabriquant de soufflets.
subdélégation
93/10 – Voir généralité
suchier (métier)
Voir soucher
sucre candi
138/5 – On appelle sucre candi , une préparation de sucre qui se cristallise : ce qui se fait en le fondant jusqu’à six ou sept fois. On ordonne pour le rhume du sucre candi.
sudre – sutor – sudour (métier)
CC11/10 – Cordonnier.
syndic collecteur (impôts)
89/10 – La paroisse est une unité fiscale, la collecte, pour la perception des impôts royaux. Les syndics collecteurs supportent la charge la plus lourde, celle d’assurer la répartition et la levée de la taille et autres impositions royales. Le montant de la taille est fixé par Monseigneur l’Intendant de Guyenne à Bordeaux pour l’ensemble de la population au nombre de « feux » (foyers fiscaux).
Les collecteurs déterminent la part de chaque foyer proportionnellement aux revenus, ce qui ne leur garantit pas forcément une grande popularité. En outre, ils sont responsables du montant versé quand les collecteurs du Roi viennent chercher les deniers royaux, courant ainsi le risque d’en être de leur bourse. Ils doivent donc être solvables. Le renouvellement des syndics a lieu chaque année, un dimanche à la sortie d’un office. Sans doute sur un banc pour mieux être entendus, au milieu du cercle représentants de la majeure partie des principaux manants et habitants, les autres étant absents, en présence du sieur curé et d’un notaire accompagné de son greffier, les deux syndics sortants désignent leurs successeurs qui ne peuvent refuser. Ils demandent aux présents et assemblés s’ils sont satisfaits du choix. Les présents et assemblés attestent en opinant du bonnet, le greffier rédige le procès-verbal, le curé en placarde la copie sur la porte de son église, le notaire en emporte une minute à faire contrôler au bureau d’enregistrement et à expédier au greffe de la sénéchaussée dont dépend la paroisse et chacun retourne à ses occupations en grognant après les impôts qui augmentent tout le temps.
syndics fabriciens
89/11 – Les conseils de fabrique qui apparaissent dès la fin du XIIème sont consacrés par le concile de Trente. Les autorités ecclésiastiques laissent à des auxiliaires laïques le soin d’administrer les biens de l’église paroissiale, de gérer les secours aux pauvres, gérer la maison presbytérale, l’église et le cimetière, ce qui ne va pas sans conflit. Les fabriciens délèguent à leurs représentants, les syndics, le pouvoir d’appliquer les décisions prises en réunion.
Les syndics fabriciens se recrutent dans les mêmes conditions que les collecteurs d’impôts : les sortants désignent leurs successeurs, généralement pour le temps de trois années.
synode
87/6 – Assemblée des pasteurs.
123/11 – assemblée des ministres du culte pour fixer la discipline et le fondement de la foi.
tabac
138/5 – Les vertus du tabac, qui est un des premiers remèdes narcotiques, sont expliquées par le Sr. Willis dans sa Pharmacie ; et ses effets tout à fait contraires, qui sont d’eschauffer et de rafraischir, de provoquer et de chasser le sommeil, de donner de l’appétit et de l’oster.
tabellion
107/31 – Officier qui délivrait les grosses (copies) des actes reçus en minutes par les notaires (les offices de tabellion ont été supprimés en 1597 et intégrés au notariat).
taillandier (métier)
17/9 – forgeron réalisant des objets destinés à l’agriculture; bêches, charrues etc…
CC11/10 – Forgeur d’outils.
taille
34/132 – La taille est l’impôt direct le plus ancien emprunté à la fiscalité seigneuriale. La taille n’est pas générale. Les pays d’états en écartent la levée, qu’ils remplacent par un don gratuit au roi ; d’autre part les nobles et les ecclésiastiques en sont exempts car ils servent le roi par les armes et par la prière. Elle est totale, comme en Périgord, dans les pays de taille personnelle qui constituent le droit commun, et, est fixée en principe en fonction des revenus des roturiers. La taille exigée par le roi Henri Il en 1548 à Saint-Astier, est répartie par les intendants de la province entre les élections et par les receveurs entre les paroisses. Le rôle est établi en deux exemplaires : l’un à destination du greffe, l’autre est publié sur la place publique. Jusqu’en 1600, les répartiteurs et collecteurs sont distincts. Vicié par les privilèges et les particularités locales, le système fiscal de l’ancien régime s’avère fort complexe. Le Cahier des Doléances de Saint-Astier en 1789, se fera l’écho de ses excès dans son 4ème article, « De demander aussy qu’il n’y ait à l’avenir qu’un seul impôt réparti d’une manière proportionnelle et légalle entre les trois ordres, de sorte qu’aucun privilège ne puisse en affranchir le propriétaire ».
93/7 – c’est le « droit de tollir », de prendre, qui, à l’origine, permet à un maître pressé par le besoin d’exiger un secours matériel des habitants de son territoire et de le répartir entre eux. Pendant la guerre de Cent ans, le roi est ce maître pressé par le besoin, la taille est destinée à financer l’effort de guerre. L’ordonnance d’Orléans, du 2 novembre 1439, la rend permanente, elle constitue désormais une des principales ressources du budget.
tamudeliera (métier)
CC11/10 – Boulangère.
tape
151/12 – Pièce ou dispositif servant à obturer une ouverture. Une tape d’écubier, de hublot. Fermer la bouche d’un canon avec une tape en bronze (DAF 2024).
taupier (métier)
CC11/10 – Piégeur de taupes.
taverne
125/23 – On y vend le vin au pot sans repas.
Te Deum
128/31 – Chant latin de louange et d’action de grâces.
teisier – texier – teyschendier – textor (métier)
26/36 – Hélie, qui exerce le métier de texier, mot d ‘ origine occitane signifiant tisserand.
31/43 – texier signifie « tisserand ». Il est ici au féminin texière.
CC11/10 – tisserand.
tellier – teiller (métier)
CC11/10 – Rouisseur de chanvre.
temple
87/6 – Nom donné au lieu du culte protestant en souvenir du Temple de Jérusalem.
123/11 – Le terme désigne le lieu du culte qui peut être un simple local.
tenancier
108/32 – Terme féodal, personne qui tenait en roture des terres dépendant d’un fief.
119/14 – Qui tient et possède le domaine utile des héritages dont la directe appartient au seigneur ; on assigne tous les tenanciers lors de la confection d’un papier terrier pour faire de nouvelles reconnaissances des droits et devoirs seigneuriaux (dictionnaire de Furetière 1690).
CC14/12 – Depuis « des temps immémoriaux » comme on disait, pour la mise en valeur de leur châtellenie, les seigneurs donnaient des parcelles de leur terre à des tenanciers. Certains de nos villages ont gardé le nom de leur premier tenancier…à moins que ce ne soit le village qui ait donné son nom au tenancier !
Donc au départ une parcelle – un tenancier. Celui-ci paie une redevance annuelle et perpétuelle. Le tenancier nourrit sa famille tout en apportant un revenu à son seigneur. Au cœur de la forêt doublaude apparaissent ainsi des clairières constituant autant de tenures, tènements ou prises.
tènement
DAF – Métairie dépendante d’une seigneurie.
92/5 – Les seigneurs laïcs et ecclésiastiques sont depuis le Moyen Age les véritables propriétaires des terres. Au cours des temps ces seigneurs fonciers ont aliéné leurs fonds moyennant le paiement d’une rente perpétuelle (l’emphytéose). Les paysans tiennent de leurs seigneurs des terres à exploiter dans des ensembles de parcelles appelés « tènements » ou « maynements » soumis à des prélèvements en nature, à un loyer en argent, le cens, et à des journées de travail (corvées), le tout compose la rente féodale ou seigneuriale.
Voir CC14/12,14
tenure
DAF – Terme féodal – Mode de concession d’une terre selon lequel un seigneur octroie la jouissance de celle-ci à un individu appelé tenancier, en contrepartie d’une redevance ; par métonymie, cette terre elle-même.
Voir 92/5 – CC14/12,14
terbantine
138/5 – La térébenthine de Chio, aussi appelée térébenthine de Chypre ou de Hongrie, était à l’origine produite à partir de la sève du pistachier térébinthe, à qui elle doit son nom. Elle pouvait être un des multiples constituants de la thériaque de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle.
terrier
108/32 – Terme féodal, registre de dénombrement des tenanciers.
119/14 – Recueil des reconnaissances des vassaux ou tenanciers d’une terre seigneuriale qui contient les rentes, droits et devoirs dont ils sont tenus envers leur seigneur (dictionnaire de Furetière 1690).
territoriale
99/12 – Fraction des réserves de l’armée de terre composée par les classes les plus anciennes (hommes de 34 à 48 ans en 1913) (1872-1914).
texier
Voir teisier – texier – teyschendier – textor
théologal
115/7 – Le théologal est, d’origine, le chanoine du chapitre d’une cathédrale chargé d’enseigner la théologie.
theriaque
138/5 – Le pharmacien Moyse Charas (1619-1698) , en 1667, rendit sa formule publique. Il la préparait au cours de la semaine de la thériaque, vers le mois de février. Sa préparation nécessitait plus d’un an et demi (car elle devait fermenter) et faisait appel à plus de soixante-quatre ingrédients végétaux, minéraux et animaux des plus variés, sans compter le vin et le miel : gentiane, poivre, myrrhe, acacia, rose, iris, rue, valériane, millepertuis, fenouil, anis ainsi que de la chair séchée de vipère, de l’opopanax (plante herbacée de la famille des Apiaceae) et des rognons de castor. À côté de la « Grande Thériaque » existait une thériaque diatessaron (« thériaque des Pauvres » ou encore « thériaque des Allemands ») composée de quatre plantes : aristoloche ronde, baies de laurier, myrrhe, gentiane réduit en poudre et mélangé à du miel et à du genièvre pour constituer un électuaire liquide (opiat). La thériaque, qui passait pour une panacée, devait la majeure partie de son action à l’extrait d’opium qu’elle renfermait (environ 25 mg pour 4 grammes). Elle ne fut supprimée du Codex qu’en 1884. La thériaque était un électuaire, c’est-à-dire une pâte de consistance un peu plus solide que le miel, assez molle quand elle était récente, assez ferme lorsqu’elle avait vieilli (souvent de plusieurs années). Sa couleur était noirâtre en raison du suc de réglisse qu’elle contenait. Pour les affections internes, on l’administrait ordinairement à raison de 4 grammes chez l’adulte, et de 50 centigrammes à 2 grammes chez les enfants, selon l’âge. On la faisait prendre soit nature, soit en potion en la délayant dans de l’eau.
tireur de pierre – tireur de mine (métier)
CC11/10 – Carrier.
toile crue – toile écrue
114/24 – Celle qui n’a pas été mouillée.
toile de ménage
107/7 – Toile de chanvre blanchie à la chaux au cours des lavages successifs
114/24 – Toile de chanvre qui blanchit à la chaux et au cours des lavages successifs.
toile de Rouen – rouennerie
114/24 – Étoffe de fil de lin ou de chanvre ou de coton.
tondedor (métier)
CC11/10 – Tondeur de drap.
tornier (métier)
CC11/10 – Tourneur.
toucheur de bœufs, de porcs (métier)
CC11/10 – Soigneur de bœufs et de porcs, qui conduisait les bêtes.
tournois (monnaie) : voir livre tournois
trolhier (métier)
CC11/10 – Presseur d’huile ou de vendange.
uscle , oscle
34/134 – Avantage fait au conjoint survivant.
L’uscle » ou plutôt l’oscle, terme roman couramment usité chez les notaires des 15ème et 16ème siècles, était primitivement la donation (ou gain de survie) faite par les fiancés lors du baiser de fiançailles (osculum).
65/124 – Une veuve demande à son beau-père, de l’aider à nourrir ses quatre enfants, et le somme de lui payer aussi « pour son uscle et agencement « , une somme de quarante livres portée lors de son contrat de mariage. L’uscle et l’agencement sont les droits de survie qui lui sont dus par le décès de son mari.
(pour mémoire, en occitan uscle est la brulure, usclar bruler, en latin usculum est le baiser).
AD24 – https://archives.dordogne.fr/lancien-regime-les-femmes-dans-lespace-prive – L’uscle autrement appelé agencement, ou encore gain, est une somme convenue à l’avance lors des contrats de mariage, que le survivant peut prendre sur la succession du premier décédé, avant tout autre héritier.
utile
119/14 – En jurisprudence, on appelle le domaine utile les fruits, les revenus d’une terre, d’un domaine par opposition à la seigneurie directe qui n’en a que la supériorité et la mouvance (dictionnaire de Furetière 1690).
valadier (métier)
CC11/10 – Celui qui cure les fossés (voir fosseur).
verdet – verd de gris
138/5 – Le verdet sert à faire de belles couleurs de vert céladon, et de couleur de soufre.
C’est une rouille de cuivre, ou une espèce de calcination superficielle qui s’en fait en le mouillant avec des sels corrosifs. On met dans un creuset du cuivre en lames déliées, couvertes de poudre de sel, de soulfre & de tartre, & on les laisse refroidir à l’air, & toute la matière se convertit en beau verd de gris . Il y a une autre manière de le faire avec du vinaigre & du marc de raisin.
vice-sénéchal
154/32 – officier de justice en charge d’une vice-sénéchaussée, pour les délits relevant de la police ; cet office a été supprimé en 1720 et remplacé par celui d’un lieutenant aux mêmes fonctions.
vice-sénéchaussée
154/32 – juridiction territoriale du Midi qui apparaît vers la fin de la guerre de Cent ans, qui est suivie par la Maréchaussée, ancêtre de la Gendarmerie nationale créée en1791.
veyrier (métier)
CC11/10 – Verrier.
vif-argent
138/4 – Voir mercure.
vigier – viguier (métier)
CC11/10 – Officier de justice seigneuriale.
ville franche
129/28 – Ville ayant obtenu une chartre de franchise.
vinatier (métier)
CC11/10 – Marchand de vin.
vingtième (impôts)
93/8 – Correspond comme son nom l’indique au vingtième des revenus, de tous les revenus. Machault d’Arnouville, ministre de Louis XV, l’établit en 1749 en remplacement de l’impôt du dixième. La guerre de Sept ans rend nécessaire un aménagement en 1756 puis un autre de 1760 à 1763. La dernière version du vingtième date de 1782.
De tous les impôts d’Ancien Régime ce vingtième est le plus égalitaire. On distingue :
le vingtième des offices et droits qui touche les gens de robe.
le vingtième d’industrie sur les revenus commerciaux et industriels
le vingtième des biens-fonds auquel la noblesse et le clergé, principaux propriétaires fonciers, sont soumis, sans grand dommage car les intendants du Roi les taxent à part en les ménageant pour éviter toute fronde, l’accueil des évêques ayant été particulièrement hostile.
virile
46/12 – Dans certains actes, on trouve parfois cette phrase : » … ils réclament chacun une virile de cet agensement ». Le dictionnaire Littré nous donne quelques autres définitions de ce mot, employé dans un autre sens, que celui ayant rapport à la force masculine.
– Terme de jurisprudence. Portion virile, synonyme abusif de part héréditaire, c’est-à dire ce qui revient à chaque héritier, dans une succession, laquelle est souvent très inégalement partagée.
– Une loi qui exclut de toutes magistratures, les enfants de ceux qui sont morts insolvables, à moins qu’ils n’acquittent leur portion virile des dettes.
– Si les héritiers de la femme sont divers, de sorte que l’un ait accepté la communauté, à laquelle l’autre a renoncé, celui qui a accepté, ne peut prendre que sa part virile et héréditaire, dans les biens qui échoient au lot de la femme. (Code Civill47.S).
virolaîre (lo)
107/2C – (esviroladot; eschauvadooç desboiradoç rufàdor .. .) : deux bâtons croisés qui servent à frotter les châtaignes chaudes les unes contre les autres et contre les parois de la marmite pour enlever la pellicule, les blanchir, avant de les cuire avec quelques feuilles de maïs (b/edespaigne).
en attente
en attente
en attente
en attente